Retour sur les spectacles du 5 juin : Madrid, Séville, Avila.

Rafaelillo MIURA Madrid 05062016 Photo © Ferdinand DE MARCHI

Madrid. Rafaelillo le plus en vue.

Les toros de Miura qui bouclaient le cycle madrilène, bien présentés, ont donné des jeux divers, le 4ème sorti en 1° bis s’avérant le meilleur de la tarde.

Rafaelillo MIURA Madrid 05062016 Photo © Ferdinand DE MARCHI

Rafaelillo toucha donc le bon numéro après que son premier adversaire soit renvoyé aux corrales pour faiblesse. Encasté, exigeant, mobile, c’était un toro qui demandait les papiers. Le murciano les lui montra lors d’une faena majoritairement gauchère où il s’imposa en dessinant de bonnes tandas, l’une d’entre elles énorme car se positionnant de face. Hélas trois pinchazos firent s’envoler une oreille jusque là acquise et tout se termina par un salut.

Rafaelillo MIURA Madrid 05062016 Photo © Ferdinand DE MARCHI

Le sobrero de Valdefresno sorti en quatrième fut un toro sans classe ni entrega. Faena professionnelle du torero qui assura sans pouvoir briller. Silence.

Javier Castano MIURA Madrid 05062016 Photo © Ferdinand DE MARCHI

Javier Castaño tomba sur un premier toro compliqué, court de charge et manifestant le sentido de ses presque six ans. Lui aussi assura en bon professionnel, faute de pouvoir élever le niveau. Echec à la mort. Silence.

Javier Castano MIURA Madrid 05062016 Photo © Ferdinand DE MARCHI

Le quinto fade, manso, chargeant tête haute, ne lui facilita pas la tâche. A nouveau solide sans pouvoir briller, le salmantino salua après avoir dominé son adversaire de bout en bout. A retenir une bonne réception au capote en gagnant du terrain.

Perz Mota MIURA Madrid 05062016 Photo © Ferdinand DE MARCHI

Perez Mota eut à composer avec un premier opposant compliqué et dangereux. Manso et querencioso, il refusa le combat et le torero, malgré sa volonté, ne put en tirer grand chose. Silence après une lame caida complétée d’un descabello.

Le sixième fut bien au premier tiers en trois rencontres qui le laissèrent sans possibilité au dernier tiers. Volontaire mais sans matière première, le torero de Cadiz se retira en silence.

(Photos : Ferdinand De Marchi)

Capture d’écran 2016-06-08 à 07.18.32Séville. Bonne novillada de Guadaira et bon début de David Martin.

Les novillos de Guadaira, bien présentés, encastés, ont donné du jeu et permis à David Martin, qui se présentait en piquée, de couper une oreille et de laisser une bonne impression.

Face au troisième le nouveau venu dans la catégorie fit une voltereta lors de la réception a porta gayola, puis remis de ses émotions et endolori, il afficha un vrai esprit de novillero en se montrant vaillant lors d’une faena engagée conclue au troisième assaut, perdant de ce fait une possible oreille. Vuelta.

Le sixième novillo manifesta lui aussi beaucoup d’alegria, et le garçon se mit à son niveau, toréant remarquablement pour un débutant, et transmettant son enthousiasme vers des tendidos réceptifs. L’ensemble, bien que d’inégale valeur, fut crédité du seul pavillon de la tarde.

Diego Fernandez, face à un premier adversaire qui manquait de jus, parvint à dessiner quelques bons muletazos isolés, trop peu pour que son trasteo prenne de l’épaisseur. Silence après une bonne estocade.

Le garçon ne parvint pas à trouver l’accord avec le quatrième, un novillo encasté qui se serra un peu (trop) sur lui. Volontaire sans être brillant, il se retira à nouveau en silence.

Miguel Angel Pacheco tomba sur un premier novillo important (2°) par sa qualité et sa caste, mais il ne sut profiter de cette opportunité, ne trouvant pas l’accord par manque d’expérience. Quelques muletazos isolés de bonne facture dans un ensemble en-dessous des possibilités offertes. Mal avec les aciers. Silence.

Le quinto était aussi un bon et encasté novillo, Après une ouverture par véroniques de rodillas, et un début de faena à l’identique, il haussa le niveau de sa première prestation lors d’une faena correcte mais sans brio. Vuelta après une bonne entière.

(Photo : Arjona)

Capture d’écran 2016-06-08 à 07.28.25Avila. Triomphe d’Enrique Ponce.

Toros de Ángel Sánchez y Sánchez.

  • Pablo Hermoso de Mendoza: silence et oreille.

Toros de Juan Manuel Criado.

  • Enrique Ponce : salut et deux oreilles.
  • Francisco José Espada: oreille et palmas.