Week-end glorieux pour l’Ecole Taurine d’Arles.

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5 oreilles, 1 queue et…1 novillo gracié

Novillada piquée du Club Taurin Les Ayudantes : moment de grâce.

Ce samedi 28 mai, les élèves taurines d’Arles étaient conviés par le Club Taurin « Les Ayudantes » et sa présidente Anne Maureau, à succéder à Mehdi Savalli et Diamante Negro, qui leur ont généreusement montré la voie face un bétail de très grande qualité de Frédéric Lautier, dans le ruedo des arènes Francis Espejo du Sonnailler.

Le matin, les plus jeunes élèves se sont succédés pour tienter deux vaches, bénéficiant des conseils rigoureux et bienveillants des matadors, permettant de bien apprécier la qualité du bétail. L’après-midi, les deux novilleros El Azabache et Tristan Espigue ont révélé leur élégance et leur maturité. El Azabache a coupé une oreille très méritée après une faena pleine, délicate, élégante et rythmée mettant en valeur la qualité d’un becerro de vuelta.

Tristan Espigue a soulevé l’enthousiasme des aficionados présents. Son entrega et son autorité, sa maîtrise, la variété de son toreo toujours en faveur du toro ont fait merveille. Outre les deux oreilles et la queue, d’évidence attribuées, s’est imposée la demande d’indulto pour ce novillo qui, sur proposition de son ganadero, sera baptisé « Ayudante » en souvenir de cette émouvante tarde.

En effet, cette journée tout entière a illustré le type même de collaboration heureuse qui pouvait exister entre l’école et les clubs taurins.

Novillada de la Terna à Fourques, Bolsin de la Querencia à Saint-Gilles : Vincent Perez vainqueur, El Azabache en finale.

Dimanche 29 mai, trois jeunes élèves des écoles taurines fondatrices de la Terna (Béziers-Nîmes-Arles) ont montré le matin une grande détermination face à un bétail camarguais très difficile de la manade Blanc.

L’après-midi, Vincent Perez (ET Arles) a remporté le trophée devant Pierre Mailhan (CFT Nîmes) et Lucas Miñana (ET Béziers) et toréé le 4è novillo de la tarde, issu également de l’élevage des Frères Gallon. Avec des toros d’une belle noblesse, peut-être un peu faibles, les novilleros ont pu mettre en avant leurs qualités et leurs progrès, Vincent Perez se distinguant par la parfaite adaptation aux conditions de ses novillos, la douceur de son toreo et l’extraordinaire volapié qu’il administra à son premier toro et qui, à lui seul, eût mérité une deuxième oreille d’une Présidence moins pointilleuse…  

Ce même jour, El Azabache, mettant en avant les mêmes qualités que la veille à Gimeaux, s’est qualifié pour la finale du Bolsin de la Querencia de Saint Gilles où il a combattu avec vaillance un novillo de Tardieu puissant et fortement armé.

Le maire de Fourques a remis aux trois novilleros la médaille de la Ville et invité la Terna à réitérer l’an prochain ce beau moment autour de la jeune aficion.

L’École Taurine d’Arles a récolté ces deux jours le fruit de sa détermination, de son enseignement et d’une collaboration efficace et chaleureuse avec les éleveurs locaux, les collectivités territoriales et les aficionados.

Après de telles journées ces derniers devraient être plus nombreux à profiter de prestations de bon, voire très haut niveau, au plus près des toreros et des toros, et à encourager le rêve et l’ambition de ces talentueux apprentis qui sont, avec les éleveurs et les aficionados passionnés, la chance et l’avenir de la tauromachie française