Les spectacles du 29 mai : Granada, Cordoba, Ledesma, Sanlucar.

Capture d’écran 2016-05-30 à 12.28.13Granada. Nouveau triomphe de Leonardo Hernandez.

Un des rejoneadores en forme du moment du moment est très certainement Leonardo Hernandez. Après avoir ouvert la Puerta Grande de Las Ventas en coupant quatre oreilles, le garçon ouvre celle de Granada avec trois trophées en poche. Devant des toros de Castillejo de Huebra et José Manuel Sanchez, Leonardo compose deux trasteos de haut niveau, ne coupant qu’une oreille à l’issue de son premier combat à cause d’une mise à mort en trois assauts, puis se rattrapant face au sixième et coupant deux oreilles malgré deux tentatives cette fois.

Diego Ventura perd lui aussi le bénéfice de son premier trasteo avec les aciers, puis remet les pendules à l’heure face au cinquième en se montrant une nouvelle fois à haut niveau, tuant cette fois d’un rejon de muerte complété d’un descabello. Deux oreilles et sortie a hombros avec Hernandez.

Sergio Galan n’a pas réédité son triomphe deMadrid. Peu aidé par un premier opposant finissant a menos (salut), il coupa une oreille au quatrième avec pétition de la seconde pour un travail de bonne facture conclu d’une lame efficace.

(Photo : Arjona – aplausos.es)

Capture d’écran 2016-05-30 à 18.32.44Cordoba. Mendoza a hombros.

Dernière corrida de la Feria et s’ouvre la Puerta Grande pour Pablo Hermoso de Mendoza qui coupe les deux oreilles de son second toro de Fermin Bohorquez. Silence à l’issue de son premier combat.

Manuel Manzanares coupe la première oreille de la tarde au second toro, puis coupe un second trophée (avec pétition de deux oreilles) au cinquième.

Léa Vicens fait une vuelta au troisième (après pétition) puis coupe une oreille au dernier toro de la feria.

Capture d’écran 2016-05-30 à 18.47.41Ledesma. Lopez Simon emporte la mise.

Sébastien Castella, figura incontournable, était opposé hier à l’un de ses challengers en la personne d’Alberto Simon.

Dans ce duel de générations, c’est Alberto Lopez Simon qui rafle la mise avec trois oreilles : une de son premier adversaire après une élégante faena, deux de son troisième opposant, le meilleur toro de la tarde après une faena harmonieuse et templée. Le second adversaire du garçon était soso et Lopez Simon se montra très au-dessus de lui, ce qui lui valut d’être applaudi.

Sébastien Castella réalise une première faena longue qui ne fut pas valorisé par un bicho accusant plus de noblesse que de forces (salut). Le second adversaire du biterrois se cassa une patte et fut remplacé par le toro prévu en cinquième position. L’animal ne tint hélas pas la distance et la faena se dilua au final (silence). Le sobrero, du même fer que le titulaire, n’aida guère le français qui lui proposa une longue faena volontaire mais sans brio (ovation).

Les toros qui arbitraient le débat portaient le fer d’El Pilar.

(Photo : Javier Arroyo – aplausos.es)

Capture d’écran 2016-05-30 à 19.00.35Sanlucar de Barrameda (Cadiz). Corrida triomphale ou triomphaliste ?

On lidiait hier des toros de Torrealta (pouvait-il en être autrement, vu le cartel ?). Dire qu’ils collaborèrent serait un pléonasme, mais peut-être ne le furent-ils pas tous au goût d’El Juli qui, avec une seule oreille en poche à l’issue de la corrida, et sûrement frustré par les succès de ses compagnons, offrit le sobrero auquel il finit par couper les deux oreilles. Ouf ! L’honneur était sauf !

Bref, une corrida comme les aiment nos figuras, lesquelles ne se firent pas prier pour toréer ces carretones et leur couper un maximum d’attributs, avec le bienveillant concours d’un public acquis à leur cause.

Au final, et sans plus de commentaires que nécessaire :

  • El Juli : oreille, ovation et deux oreilles au sobrero offert.
  • Alejandro Talavante : ovation et deux oreilles.
  • Andrés Roca Rey : deux oreilles et rabo à chacun de ses deux toros.

Ah ! j’oubliais : le sixième toro fut primé de la vuelta posthume (pour sa gentillesse et sa noblesse). Quant aux picadors de nos figuras, ils ne se dépensèrent guère … Un paradoxe, les picadors les mieux payés du marché sont ceux qui se fatiguent le moins. A méditer …

(Photo : Eva Morales – aplausos.es)