Granada. 28 mai. Puerta Grande pour Lopez Simon.

Capture d’écran 2016-05-29 à 16.39.01El Juli se produisait hier à Granada avec la double-casquette de ganadero (il lidiait hier son premier lot de toros d’El Freixo) et de torero.

Côté ganadero, les bichos de la maison, bien présentés, ont eut des comportements divers, affichant souvent plus de noblesse que de forces. Bref, une présentation en demi-teinte.

Le premier toro, à charge du torero-ganadero du jour, ne fut pas terrible au capote et encore moins au dernier tiers où il se montra court de charge, obligeant son patron à lui laisser tous les avantages pour en tirer le minimum. Palmas après une entière.

Le quatrième, de trajet limité lui aussi, fut avantagé par El Juli qui jamais ne l’obligea pour lui donner assez de confiance pour collaborer. Le madrilène put ainsi construire intelligemment une faena de correcte facture qui lui valut une oreille de son adversaire.

Alberto Lopez Simon se présentait comme matador à Granada (il avait auparavant toréé dans le coso granadino mais en festival). Le toro de la présentation, noble et humiliant dans la muleta, manqua cependant de moteur. Le garçon sut ajuster sa pratique aux conditions de son opposant, baissant bien la main principalement à droite, jusqu’à ce que le bicho s’arrête, l’obligeant à fouler les terrains de proximité. Final par circulaires inversées et manoletina et oreille après deux lames successives.

Le quinto l’obligea à nouveau à un toreo encimista après une entrée en matière qui donna quelques fugaces espoirs sur la corne droite avant de se figer lors du changement de main. Habitué de ce genre de toreo, Lopez Simon servit son registre habituel de passes cambiadas et autres circulaires et le gentil public, après un coup de rapière plus sûr, lui fit concéder un second trophée, synonyme de sortie a hombros.

Andrés Roca Rey hérita d’un premier Freixo doux mais de charge limitée et de transmission à l’identique. Lui aussi fut obligé d’opter pour un toreo de proximité auquel il a souvent recours, mettant dans son trasteo toute l’émotion que l’animal était incapable d’y apporter. L’impact sur le public fut tel qu’il réclama deux oreilles pour le péruvien, récompense que la palco ramena sagement à un pavillon.

Le sixième ne lui permit pas de rejoindre Lopez Simon par la Puerta Grande. Ce semblant d’adversaire fut insensible à toutes les avances du jeune torero qui n’eut d’autre alternative que de mettre fin au débat. Salut après une lame a recibir.

(Photo : Arjona – aplausos.es)