Séville. 22 mai. Le palco refuse la Puerta del Principe à Joaquin Galdos.

unnamed-9On lidiait hier à Séville des novillos de Cortijo de la Sierra et Rocio de la Camara (5°), les deux fers de la même maison, le premier cité étant issu du second. 

Très bien présentés et nobles, les quatrième et sixième furent au-dessus du lot, les quatre autres s’avérant fades et parados.

unnamed-1 unnamed-2Ruiz Muñoz ne trouva pas l’accord avec le premier de la tarde, ne laissant pour le souvenir que des détails avant de subir une voltereta dont il sortit avec une cornada (15 cm dans la cuisse gauche – pronostic peu grave). Le garçon tua (mal) son opposant (silence) puis gagna l’infirmerie dont il ne ressortit pas.

unnamed-3Joaquin Galdos eut donc à tuer trois novillos. Le premier, arrêté, resta sur la défensive et le jeune péruvien fit le maximum avant de l’expédier en deux assauts (salut).

unnamed-5 unnamed-6Les tours de passages changèrent, suite à la blessure de Ruiz Muñoz, et Galdos lidia en quatrième position son second novillo qui devait initialement sortir en cinquième. Ce bon novillo fut lidié avec beaucoup de temple par un garçon qui sut baisser la main et tirer le bras avec beaucoup d’élégance et de personnalité. A gauche le niveau baissa un peu car le bicho n’était pas sur sa meilleure corne. Bonne estocade et première oreille pour le péruvien.

unnamed-8Le sixième fut le meilleur utrero de l’encierro. C’est a porta gayola que Galdos le reçut avant de signer une faena ambidextre de haut niveau, toute de toreria et de bon goût. Temple, lenteur, distance, tout y était avant une estocade certes un peu trasera, ceci expliquant peut-être la décision de n’accorder qu’une oreille quand le public en exigeait deux. La Puerta del Principe, jusque là entr’ouverte, venait de se refermer.

unnamed-4Jésus Alvarez, troisième homme de la tarde, ne put rien tirer d’un troisième novillo qui n’offrait aucune option. Le garçon se montra volontaire faute de pouvoir briller. Salut après une bonne estocade.

unnamed-7Son second était aussi parado que le premier, et une nouvelle fois le novillero fit preuve de bonne volonté, faute de mieux. Silence après une estocade en deux temps.

(Photos : Joël Buravand)