Madrid. 20 mai. José Garrido reçoit l’unique ovation de la tarde.

Confirmation d'alternative José Garrido Parrain El Juli Témoin Sébastien Castella Toro Alcurrucen Madrid 20052016 Photo : © Ferdinand DE MARCHI

Comme Roman la veille, José Garrido confirmait son alternative. « Lancero » d’Alcurrucen, nº 6, negro bragado meano, 572 kilos, né en octobre 2011, toro de la cérémonie, s’avéra être le meilleur toro de la tarde, principalement sur la corne droite, le parcours à gauche étant plus court.

José Garrido Toro Alcurrucen Madrid 20052016 Photo © Ferdinand DE MARCHI

José Garrido lança sa faena dans les medios par redondos de rodillas, un moment d’une grande intensité qu’il ne sut maintenir par la suite bien que délivrant des muletazos de bonne facture. Ovation après une lame desprendida.

Le sixième s’arrêta très vite et chargea ensuite par fusées. Toujours très motivé, le garçon signa un quite par faroles et caleserinas de rodillas avant de se lancer dans une faena où il dut raccourcir les distances pour tirer le minimum de son opposant. Silence.

El Juli Toro Alcurrucen Madrid 20052016 Photo © Ferdinand DE MARCHI

El Juli tenta de tirer un minimum d’un second qui afficha de la noblesse mais sans s’employer, livrant des demi-charges désordonnées, mais malgré sa technique le résultat ne fut pas à la hauteur. Au final il tua mal et se retira sous les sifflets du public.

Le quatrième, fade et sans options, ne lui permit pas de redresser la situation. Il tenta de se mettre dans les cornes pour arracher des muletazos, mais son adversaire se contenta de délivrer des demi-charges. Silence après l’estocade.

Sébastien Castella Toro Alcurrucen Madrid 20052016 Photo © Ferdinand DE MARCHI

Sébastien Castella débuta quant à lui la tarde par la lidia d’un Alcurrucen de peu de race qui se dégonfla au final. On retiendra de sa prestation quelques bons moments sur la corne droite en milieu de faena et une tanda de bonne facture sur le même côté en fin de trasteo. Entière caida au second assaut. Palmas.

Le cinquième avait une charge irrégulière, avec des changements de rythme et une tendance à protester lorsque le biterrois baissait la main. Le garçon insista, laissa quelques bons muletazos parmi lesquels les traditionnels cambios por la espalda, mais l’ensemble ne décolla jamais. Silence après la mise à mort.

Les toros de la famille Lozano, bien présentés, dans le type de la maison, ont gâché la tarde par leur manque de fond.

Photos : Ferdinand De Marchi.