Madrid. 17 avril. Vuelta pour Manolo Vanegas.

Capture d’écran 2016-04-18 à 10.45.21Des novillos de Guadajira au menu de cette novillada dominicale pour un trio de novilleros composé de Manolo Vanegas, Amor Rodriguez et Curro Duran.

IMG_2543Manolo Vanegas (photo du haut : Luis Sanchez Olmedo) eut pour premier adversaire un utrero à la charge désordonnée mais répétitive quand on lui laissait l’étoffe devant le museau. Hélas le vent se mit aussi de la partie et compliqua les choses, occasionnant une voltereta qui déstabilisa un peu le jeune vénézuélien. Quelques bonnes séquences gauchères, et nouvelle voltereta lors des manoletinas finales. Ovation après une lame tendida.

Le quatrième fut un bon novillo qui humilia d’entrée dans le capote de Vanegas avant d’aller renverser le picador de réserve, y laissant quelques forces. Après une entrée en matière hésitante, Manolo embarqua le novillo dans une bonne série de la gauche, main basse, sans perdre de terrain et en mettant bien à profit la charge de l’animal. Hélas l’utrero ne tint pas la distance et le novillero dut aller dans les cornes pour lui arracher les derniers muletazos. Estocade correcte pour le final et vuelta pour Vanegas.

IMG_2619Amor Rodriguez a assuré face au second novillo, un utrero mobile mais sans classe ni rythme et qui chargeait tête haute. Templant bien les embestidas du bicho, sur une corne comme sur l’autre, le garçon signa une première faena correcte mais mal rématée avec les aciers. Silence.

Le fade cinquième ne lui permit pas mieux, et la seconde faena du novillera resta dans les tons neutres. A nouveau des difficultés avec les aciers. Silence.

IMG_2676Curro Duran a plu hier à l’aficion madrilène. Ses bonnes manières et sa volonté de bien faire ont hélas buté sur les défauts d’un premier novillo qui s’afficha manso et de charge décomposée. Le garçon ne put donc laisser que des détails de qualité avec les étoffes, le maniement de la rapière laissant à désirer par la suite. Silence.

Le sixième novillo était compliqué. Curro Duran le reçut a porta gayola, puis signa un second trasteo plus volontaire que brillant malgré quelques jolis détails gauchers. A la mort, ce fut pire qu’au troisième, l’animal gardant la tête haute et se défendant à chaque entrée a matar. Palmas d’encouragement.

(Photos : Joël Buravand)