Nîmes. Les cartels de Pentecôte : des Jeunes et des Figuras.

Capture d’écran 2016-03-31 à 06.52.05L’hôtel de Ville de Nîmes recevait la conférence de presse pour la présentation des cartels de la Pentecôte 2016.

Simon Casas, heureux de voir autant de monde, précisa : “ Je suis fier de ma société qui se développe grâce aux aficionados de Nîmes avec toute l’émergence de la tauromachie française (..) Nous avons d’excellents professionnels, il y a quelques décades être français et faire de la tauromachie, quelle que soit sa fonction, c’était simplement inconcevable… Pourquoi cela c’est fait ! C’est parce nous, français, on aime la tauromachie, qu’à notre époque nous savons l’expliquer ! Elle fait partie de notre identité, de notre  culture, de notre savoir. C’’est d’avoir la curiosité d’apprendre… La tauromachie c’est l’art de la vie et de la mort ! Pour ceux qui l’aiment avec passion, c’est l’art de la réflexion en quête de justice et de beauté (..) La culture c’est la nourriture de l’esprit par le cœur, et ceux qui croient que la culture c’est par le dogme qu’on l’obtient sont dans l’erreur…”

Capture d’écran 2016-03-31 à 06.51.40L’affiche de la Pentecôte 2016, fait la part belle aux jeunes toreros qui montent en puissance. Elle se déroulera du 12 au 16 mai. José Garrido, excellent au début de cette temporada, viendra confirmer son alternative, ainsi que Alberto Lopez-Simon et Andrès Roca-Rey, révélations 2015.  Alvaro Lorenzo, Gines Marin et Varea, trois jeunes talents aux dents longues seront parrainés pas des vedettes : El Juli, Morante de la Puebla et José Maria Manzanares.

Sébastien Castella sera présent à deux reprises. Logique, il a été désigné par l’aficion « triomphateur de la saison 2015 ». On note le retour de Miguel Angel Perera et David Mora, grièvement blessés, qui ont retrouvé avec bonheur le chemin des plazas de toros. Enrique Ponce et Juan Bautista viennent compléter la pléiade de matadors en vogue qui font l’actualité.

Il faut évoquer la présence, des vedettes du rejoneo que sont  P.H de Mendoza, Manuel Manzanares et Lea Vicens.

Nîmes 2016Pour la matière première, différents élevage seront à l’affiche : les Parlade (J. P Domecq 1986), Les Garcigrande (J.P Domecq 1984) les Torrealta (Marquis de Domecq 1951), les Zalduendo (Jandilla 1987), les Juan Pedro Domecq (Juan Pedro Domecq Solis 1978), les Bohorquez (Murube 1863) et les Daniel Ruiz (Jandilla 1986).

Autres programmations originales, la grande course camarguaise du jeudi 12 mai avec les meilleurs taureaux du moment. Elle précèdera la novillada du samedi matin qui se compose de trois novilleros de nationalité différentes : Pablo Aguado, Leo Valadez et Andy Younès.

Nîmes revendique plus que jamais sa dimension culturelle, grâce à ses tauromachies et à l’aficion de ses habitants. En raison de son histoire, de ses Ferias de Pentecôte et des Vendanges, Nîmes dispose aujourd’hui d’une vitrine internationale exceptionnelle.

Reportage : Christian Cartoux.

Une Feria de Pentecôte qui célèbre l’hégémonie du mono-encaste Domecq avec toutes ses succursales. Toutes les figuras sont là (forcément) mais aucune corrida ne se signale par une certaine originalité comme on avait pu quelquefois le constater par le passé. Une Feria d’alternatives (trois !) mais qui laissera sûrement les aficionados a los toros sur leur faim. On aurait aimé plus de variété dans le panel ganadero. Nîmes se veut la Séville française. Elle l’est devenue ! (hélas ?)

Paco

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