Olivenza. 5 mars (matin). Nouveau triomphe de Ginés Marin.

GINES MARIN TRIOMPHESamedi matin, soleil et nuages, fraîcheur matinale prononcée. Trois-quarts d’arène.

Novillada de Talavante, très bien présentée, lot de 450 à 475 kilos, tous une pique prise avec bravoure. Tous toréables à la muleta sauf le cinquième qui est resté collé aux planches tout au long de la faena.

  • Ginès Marin (blanc matiné de soupçons de turquoise et or), au premier, une entière, une oreille ; au quatrième, une entière, deux oreilles. Javier Ambel et Jésus Diez Fini ont salué aux banderilles. Ginés Marin a brindé son premier toro à un parent de Bernardino Piriz, le ganadero récemment décédé.
  • Joao Silva « Juanito » (bleu pâle et or) au deuxième, un pinchazo et trois quarts de lame, salut ; au cinquième, une entière, silence.
  • Alfonso Cadaval (gris et or), au troisième, deux pinchazos, une entière, avis, un descabello, salut avec ovation ; au dernier, une entière, deux descabellos, une oreille.

GINES MARINQuelques jours avant de prendre l’alternative à Nîmes, Gines Marin s’est offert un nouveau triomphe chez les novilleros. Disons tout de suite que les novillos d’Alejandro Talavante lui ont facilité les choses. Mais le garçon voulait gagner, preuve, cette première véronique donnée à genoux… Lors des trois premières passes de sa faena on a compris qu’il se passait quelque chose de grand. Trois muletazos de grande classe suivis d’une série de naturelles distillées avec une élégance parfaite. Gines Marin est un grand, on attend la suite. Son coup d’épée fut parfait et l’on ne comprend pas pourquoi le président refusa la seconde oreille… Qu’il accorda au toro suivant, sur une faena d’une intensité bien moindre.

Le second adversaire qu’il affrontera appartient à la catégorie des faibles. Il lui permit tout de même de réaliser un toreo très classique, étant même par instant débordé. Une faena bien moins intéressante que la première…mais payée de deux oreilles. La volonté de compensation n’a jamais rien donné de bon.

JUANITOJoao Silva « Juanito » affrontait pour la première fois un novillo piqué… Quelques véroniques d’accueil avec une cape plus large qu’une grande voile de bateau, des gestes parfois hésitants et pas véritablement une sécurité dans les positions. La faena sera hésitante, marquée par des enchaînements difficiles. Juanito doit encore beaucoup apprendre. On ne peut rien lui reprocher avec le cinquième toro, un animal épouvantable qui est resté aux planches, refusant le combat.

CADAVAAlfonso Cadaval était le deuxième débutant, lui aussi originaire de ces terres d’Extrémadure. Il dédie son premier toro à Gines Marin, puis se lance dans une faena où il est rapidement débordé. Certes il y aura quelques bons passages, mais l’ensemble est décousu et brouillon. Il sera un peu mieux avec son deuxième adversaire, mais trop confiant par instants, il finit par se faire prendre. Lui aussi doit encore beaucoup travailler. Mais chez ces deux jeunes il y a incontestablement de la graine de bon torero.

Reportage : Jean-Michel Dussol.