Olivenza. 4 mars. Leo Valadez coupe la première oreille de la feria.

OLIV OREILLE VALADEZTemps couvert, froid, puis une petite pluie glaciale pour les derniers novillos.

Six novillos de «El Freixo» (propriété d’El Juli), plutôt bien présentés, tous une pique prise avec bravoure et toujours très nobles et toréables à la muleta.

  • Joaquim Galdos (rouge décoloré et or) au premier, une entière, salut ; au quatrième, une entière, silence.
  • Leo Valadez (bleu marine et or), au deuxième, deux pinchazos, deux entières, cogido, silence ; au cinquième, un pinchazo, une entière, une oreille.
  • David Bolsicos (rioja et or) au troisième, une entière, un descabello, silence ; au dernier, un pinchazo, trois quarts de lame, avis, pétition d’oreille.

OLIV VALADEZLeo Valadez a coupé la première oreille de la feria d’Olivenza 2016. En combattant son second novillo de «El Freixo», il a trouvé un adversaire qui lui permettait d’exprimer la totalité de sa tauromachie. A la cape remontèrent ses gènes latino-américains. Parfait dans sa manière de ralentir la charge de l’animal, très people en allant brinder … au maestro El Juli, Leo Valadez a démontré qu’il voulait être torero. Comme avec son premier adversaire, il fut parfait sur les deux mains, avec une prédilection sur tous les moments brillants de la course. Ainsi on a pu voir Leo Valadez, puissant sur la main gauche avec deux excellentes séries. On ne peut pas parler de Leo Valadez sans évoquer sa façon de poser les banderilles. Impressionnant de précision et de vista lorsque la direction de l’arène décide de jouer facile avec les survivants de l’Espagne. Là aussi, il est chaque fois précis et déconcertant aux banderilles. Leo Valadez a fait hier des débuts qui compteront dans sa carrière.

OLIV GALDOS 034Pour cette première, le chef de lidia s’appelait Joaquim Galdos. Le petit Péruvien devait triompher à Olivenza mais il a manqué un peu de réussite à la muleta pour enflammer les arènes. Galdos s’est contenté de faire passer le frisson chez ceux qui ne manquent pas une de ses courses. Mais les aficionados ne se sont pas laisser tromper par ses excellentes séries de naturelles et son fonds de recours, où il sait aller chercher la réussite d’un appui.

OLIV BOLSICOSAu cours der cette première, on a vu la sortie de David Bolsicos, jeune élève de l’école taurine de Badajoz. Soyons clair, le garçon a un excellent niveau mais a manqué de chance… A la mise à mort tout d’abord mais ensuite en déclenchant la musique pour un tercio de cape plus latino-américian qu’andalou. Mais chaque fois, David Bolsicos sait s’imposer et se montrer. Disons qu’il manquera de beaucoup de chance en ouvrant sous une bruine glaciale sa seconde sortie. Pourtant tout avait été prouvé quelques semaines auparavant pour faire de cette première sa grande entrée dans le monde taurin..

Les aficionados n’oublieront pas sa façon de se présenter dans l’arène et sa volonté de gagner.

Une première novillada d’Olivenza dans le froid et sous une petite pluie persistante et pénétrante pour les derniers novillos.

Reportage : Jean-Michel Dussol