Castellon. 4 mars. Enrique Ponce ouvre la Puerta Grande.

Capture d’écran 2016-03-05 à 12.35.10Un Maestro qui ne baisse pas les bras après 25 ans passés dans les ruedos, un exemple de durée dans la qualité.

On pourrait mettre un petit bémol dans les louanges quant à la présence des toros comme ces Nuñez del Cuvillo commodes, nobles et collaborateurs. Mais on ne discutera pas la classe d’un torero qui n’a plus rien à prouver.

Le toro d’ouverture afficha des qualités mais souffrit d’un flagrant manque de forces. La douceur de ses charges permit au Maestro de Chiva de toréer tout en douceur sur les deux cornes avant de tuer d’une lame dans tout le haut faisant apparaître au palco le premier mouchoir de la tarde. Le quatrième toro fut protesté par le public mais le palco le maintint en piste. Doté d’une bonne mobilité et bien que chargeant à mi-hauteur sans grande classe, il se laissa dominer par un Ponce qui gomma petit à petit ses défauts pour tirer ensuite le meilleur du bicho. L’estocade delantera et caidita n’empêcha pas l’octroi d’une oreille alors que les tendidos en réclamaient deux.

Le premier adversaire de Sébastien Castella afficha trop peu d’options pour permettre au biterrois de s’exprimer. Manso dans les deux premiers tiers, compliqué au troisième, il se défendit et le français n’eut d’autre alternative que de mettre fin à la vie publique du Cuvillo, ce qu’il fit d’une estocade en deux temps. Silence. Son second toro ne lui permit pas de remettre les pendules à l’heure. Aplomado, il poussa le biterrois à l’effort sans que celui-ci s’avère payant. Salut pour la volonté.

José Maria Manzanares sut accueillir le premier de son lot par quelques belles véroniques, puis conscient des qualités de l’animal, il se lança dans une agréable faena templée où il sut donner la distance adéquate au Cuvillo pour que celui-ci exprime ses qualités. Oreille après une lame foudroyante. Le dernier toro de la tarde n’avait pas, loin de là, les qualités du troisième, et malgré ses efforts, Manzanares ne put rien en tirer. Silence après une demi-ration de fer tendida.

(Photo : Javier Arroyo)