Pontonx. 28 février (matin). Au bonheur d’Ortega Cano.

PONTONX TIENTA ENTREEVenues de l’élevage de Jean-Louis Darré, deux vaches de l’Astarac, la première puissante et brave sous le fer, deux vaches du Camino de Santiago, plus faciles et de grande noblesse, permettaient à José Ortega Cano un première reprise avec l’arène, dimanche matin 28 février.

PONTONX ORTEGA CANO 2Il y a des moments où le torero n’a rien perdu de sa jeunesse et à la cape, avec la troisième vache, il signait un grand festival. Puis après quelques passes de châtiment, il trouvait temple et rythme et étonna les tendidos qui lui renvoyèrent des tonnerres d’applaudissements. On le vit sortir à plusieurs reprises, histoire de distiller une série… Il avait invité Richard Milian à partager ce moment et surtout ses élèves qui ont pu se frotter à un bétail parfois piquant et un peu au-dessus de leurs moyens.

PONTONX LEALAu cours de cette tienta qui fleurait bon la nostalgie, on a pu apprécier un Juan Leal qui s’est laissé porter par la noblesse du bétail du Camino en imposant sa sensibilité et cette touche très personnelle qui marque son toreo. Harmonie, lenteur, muleta basse et toujours beaucoup de sensibilité. Cette matinée aura comblé bien des attentes d’Ortega Cano, toujours à l’aise devant les cornes et qui a retrouvé à Pontonx-sur-l’Adour, la chaude amitié du milieu taurin.

Photo du haut : Avant la tienta, présentation des acteurs. De gauche à droite, Juan Leal, Jean-Louis Darré, Richard Milian et Ortega Cano.

Reportage : Jean-Michel Dussol.