Pontonx. 27 février. Juan Molas domine les éliminatoires de « La Fragua »

IMG_0666Dimanche 28 février, à 16 heures, pour le paseo, quatre apprentis toreros seront réunis dans les arènes couvertes de Pontonx-sur-Adour. Il s’agit de Juan Molas (anciennement Jean-Baptiste Molas) de Dax et à l’école taurine du Puerto de Santa Maria, d’Alfonso Pablo Ortiz de la fondation El Juli, d’Ignacio Olmos  de l’école taurine de Tolède et de Fernando Plaza de l’école taurine de Madrid.

Dans ce bolsin dénommé « la Fragua » (la forge) imaginé et organisé par le torero Juan Leal, ils étaient, pour cette deuxième année, quinze à se battre pour une place en finale. Arbitres de la rencontre, les erales de « Tierra d’Oc« , tous parfaitement présentés et au comportement sans problème pour ce genre de concours. Seul le premier était un peu compliqué pour des jeunes encore en apprentissage. Mais ce lot confirme la valeur de l’élevage qui sortait, hier samedi 27 février à Pontonx

JUAN MOLAS PONTONX - copieEn début d’après-midi, lorsque Juan Molas entra en piste, après deux ou trois passes, il souffla comme un air différent sur ce sable. Une muleta ensorceleuse, des trincheras de professionnel. Sur la main gauche on se prenait à rêver à de grands maestros du passé. Dès cet instant, et en deux ou trois minutes, Juan Molas dominait tous ceux passés avant lui et il ne restait que peu de chances pour les cinq à venir. En fait, il a à peine étonné ceux qui avaient suivi ses débuts… mais le garçon traversa une période difficile. Tous ses doutes paraissent désormais oubliés.

ALFONSO PABLO ORTIZ - copieLe matin, Alfonso Pablo Ortiz démontra un métier parfaitement dominé avec des passes très lentes et bien dessinées. Sur la main gauche le jeune torero se laissa conduire par l’immense plaisir qu’il éprouvait à toréer ainsi.

IGNACIO OLMOS - copieIgnacio Olmos est déjà un torero accompli, presqu’au-dessus de ce concours. Elégance et précision marquent son art. Seul reproche, il reste peut-être un peu froid.

FERNANDO PLAZA - copieEnfin, Fernando Plaza a tous les stigmates de la rigueur madrilène. Beaucoup de finesse à la muleta, une aisance naturelle à gauche et une excellente technique.

Quatre finalistes que l’on ne peut qu’applaudir.

Du côté des Français présents dans le concours, retenons l’Arlésien « El Azabache », doté d’un joli poignet, mais qui doit encore travailler. Bonne impression de Rafael de Luca aidé par les aficionados practicos, très stylé à la cape mais encore inquiet à la muleta. Manifestement il lui faut voir de nombreux toros, Tomas Ubeda du Centre français de tauromachie qui a su maîtriser la violence de son eral et Clément Argous, encore débutant, mais avec quelques qualités à travailler.

Dimanche matin à 10 h 30, tienta de quatre vaches du Camino de Santiago par Juan Leal et José Ortega Cano, parrain de cette édition de « La Fragua ».

Photo du haut : les quatre finalistes en compagnie de Juan Leal et d’Olivier Baratchart qui animait micro en main.

Reportage : Jean-Michel Dussol