Vista Alegre. 21 février. Retour Gagnant pour David Mora.

Capture d’écran 2016-02-22 à 09.41.37C’était hier à Vista Alegre (Madrid) le retour de deux toreros qui avaient payé leur passion fort cher au prix du sang, l’un et l’autre ayant vu la faucheuse de près.

C’est donc tout naturellement qu’une belle ovation salua leur arrivée dans le Palacio Vista Alegre, ou plus précisément deux ovations, l’une au début du paseillo, et l’autre avant que ne pénètre le premier toro de la tarde.

C’est David Mora qui fut le plus chanceux au sorteo, tirant les deux meilleurs bichos de la tarde, un premier noble et maniable, un cinquième noble avec en plus de la classe. Le garçon ne laissa pas passer sa chance, toréant magnifiquement au capote comme à la muleta, baissant les mains, allongeant les charges, templant les embestidas au millimètre, bref toréant a gusto dans un registre des plus classiques qui enchanta les nombreux aficionados venus soutenir les revenants.

La prestation de Mora se solda par les deux oreilles du premier, un score qui aurait pu être doublé au cinquième si l’épée n’avait pas fait défaut (vuelta fêtée). Quant au troisième, il se montra récalcitrant et le garçon dut mettre plus en avant son côté technique pour s’imposer (salut au tiers).

Jimenez Fortes eut moins de chance que son compagnon au sorteo en tirant trois bichos à contre-style. Il parvint par trois fois à s’imposer par son courage et sa technique, mais jamais il ne put vraiment s’exprimer. Son toreo encimista contrasta avec celui plus profond et plus harmonieux de David Mora. Bref il ne démérita pas mais ne parvint pas à convaincre non plus (salut aux trois).

Les toros de Parladé et Juan Pedro Domecq (6° remplaçant le 2°) donnèrent des jeux divers, les premier et surtout cinquième se détachant du lot. Tous ne prirent qu’une légère ration de fer, voire un picotazo, et furent piqués très en arrière du point d’impact normal.

Sortie a hombros de David Mora qui devrait prendre souvent le même chemin au cours de la temporada.

Reseña : Paco (devant sa télé). Photo : Javier Arroyo