Magescq. 14 février. Une oreille pour chacun.

1-IMG_0032Les erales envoyés par Joselito (El Tajo y La Reina), exigeants, ont donné du fil à retordre aux trois jeunes aspirants du jour qui ont eu parfois du mal à s’adapter. Une bonne mise en situation en ce début de temporada où un rodage s’impose pour retrouver les bons réflexes.

1-IMG_0137Adrien Salenc eut du mal à trouver l’accord avec un premier un peu faiblard face auquel il signa quelques bonnes séquences droitières, l’ensemble finissant a menos avant trois entrées a matar (silence). Il voulut à tout prix se racheter face au quatrième qu’il accueillit par quatre largas cambiadas afaroladas et des véroniques, le tout de rodillas. Après trois bonnes paires de banderilles; l’élève du Juli livra un combat un peu décousu conclu par une demi-lame. L’enthousiasme du garçon fut primé d’un pavillon.

1-IMG_0446Il semble que Carlos Ochoa n’ait pas encore retrouvé les gestes qui firent de lui le triomphateur du certamen « El Camino hacia Las Ventas ». Pas très croisé, semblant en retrait, il récita sa leçon sans y mettre de ton et en bafouillant son toreo (salut). Sa seconde faena, d’inégale intensité, fut d’un meilleur niveau sans pour autant atteindre l’excellence, et l’oreille accordée vaudra comme un encouragement.

1-IMG_0539Baptiste Cissé eut affaire, comme Adrien Salenc, à un premier eral aux forces justes et sa volonté ne suffit pas à élever le niveau. Silence après une demi-lame. Bien au capote, autant aux banderilles, le garçon fit de son mieux face au dernier de la course mais l’ensemble de dépassa pas une honnête moyenne. Oreille d’encouragement après une lame atravesada.

(Photos : Nicolas Couffignal)