Le bilan de la temporada 2015 par la Fédération des Sociétés Taurines de France.

Capture d’écran 2016-02-07 à 19.42.22Depuis 1910, la Fédération des Sociétés Taurines de France défend l’éthique de la corrida et les intérêts du public aficionado.

Notre rôle n’est donc pas de « bénir » l’escalafon ! Il est de dénoncer toutes les dérives mais aussi bien sûr de mettre en avant les bonnes initiatives et les mérites de ceux qui œuvrent pour la qualité et la noblesse de la corrida.

Baisse des spectacles en 2007-2008, puis croissance et stabilité autour de 103-110 spectacles majeurs (66 corridas en 2015 en baisse mais augmentation des novilladas piquées à 48). 39 sans picadors avec 13 dans le sud-est et 26 dans le sud-ouest, résultat à tempérer avec les corridas organisées dans les élevages.

Notre bilan 2015, résumé aux faits notables, permet de mettre en exergue un contraste très marqué entre :

– la désastre des Corridas du circuit des toreros vedettes, avec leurs « toritos » sans trapio ni force et leur déroulement tout aussi catastrophique, tout particulièrement celles torées par El Juli.

– et un bon nombre de très bonnes Corridas avec de véritables Toros de combat, sérieux, encastés et des Toreros qui ne sont pas des figuras. Voir les Corridas triomphatrices des férias et les prix décernés pour cette Temporada.

La temporada 2015 a prouvé que les exigences taurines et financières des figuras ne doivent plus être acceptées.

Cette année encore, la plupart des petites arènes ont été exemplaires en présentant des élevages d’encastes variés, notamment en Novillada.

Les plazas de 1ère catégorie devraient être exemplaires par la présentation des toros, le sérieux du déroulement de la course (respect du règlement) et l’octroi des trophées. Ce n’est malheureusement pas souvent le cas.

A noter que le nombre de points positifs est en augmentation sensible.

Parmi les points positifs, nous avons noté ;

– Deux Corridas qui marqueront l’histoire de la tauromachie en France : la grande corrida de Pedraza de Yeltes à Dax (pour la 2ème année consécutive) et le tercio émouvant de Gabin Rehabi ; la novillada de Los Maños à Parentis, pleine de caste et de mobilité avec un Guillermo Valencia novillero à l’ancienne ;

– la grande saison de Enrique Ponce qui est toujours au top après 25 ans d’alternative

– Une amélioration constante du Tercio des piques, surtout dans les petites arènes. Des Maestros et des Picadors se sont illustrés dans ce premier tiers.

L’augmentation légère du nombre des novilladas piquées.
La bonne qualité et le nombre de Novillada sans picador même si le nombre est en baisse.
La participation des Présidents et Assesseurs membres du Corps de Présidents et Assesseurs fondé sous l’égide de la F.S.T.F. à 51% des spectacles majeurs.

En négatif, nous avons principalement noté :

– Le nombre de Corridas en chute libre depuis 2008.

– Des Toros mal présentés, faibles et le plus souvent décastés devant les toreros vedettes. Certaines de ces corridas ont été plus qu’indécentes. L’aficion a honte, elle est indignée de voir la corrida bafouée à ce point.

Les indultos y compris en rejoneo (!) ;
Le déclin de la ganaderia d’Escolar Gil, antérieurement prisée, avec des taureaux médiocres à Vic-Fezensac et Dax.
La disparition des corridas-concours
Les présidences (hors membres du CPAC nous le constatons) qui obéissent autant aux toreros qu’à l’organisation (celle qui demande toujours plus de trophées, donc moins de sérieux et à terme moins de qualité !) surtout dans les grandes arènes et quelques rares arènes de 3ème catégorie.
Le public qui se lasse : de la mauvaise qualité mais surtout du manque d’émotion de nombreux toros et du prix des places ; une des raisons du vieillissement certain du public qui ne peut être endigué que par les actions décidées par la FSTF et l’Observatoire.
Toutefois, et par rapport à la fiesta dans la plupart des arènes d’Espagne y compris les plus importantes

NOUS DEVONS ETRE FIERS DE NOTRE TAUROMACHIE !

Voir le bilan de la temporada par ville.