Paris. Le Ruedo Newton reçoit les frères Miura.

eduardo-antonio-miura--644x362L’année se termine, enfin ! Entre Charlie Hebdo, le Bataclan et autre Carillon, ce fut une année horrible. Une année de deuil, de doute et d’abjection.

Nous avons tous beaucoup perdu à ces horreurs répétées au nom d’un Dieu que peu reconnaissent : perdu la confiance, base du lien social, l’insouciance et la douceur et un certain nombre de nos certitudes rassurantes.
En revanche et en retour nous avons peut être gagné de vraies questions et de belles réponses. Et s’il fallait n’en retenir qu’une seule de ces belles réponses à partager sans équivoque : ce serait celle des vrais enjeux de la tolérance.

Quelles que soient nos convictions, nos croyances, nos errances, nos passions, nos douleurs ou nos secrets inavouables, nous avons tous souffert, et certains dans leurs chairs, des ravages de cette intolérance qui a même failli triompher dans des salves des Kalachnikov. Mais ce que nous avons réappris un peu plus et un peu mieux, c’est que d’où qu’elle vienne, qu’elle soit barbare ou prétendument civilisée, qu’elle soit au nom d’un Dieu, d’un Diable, d’une idée, d’une morale, d’une bien-pensance raffinée ou archaïque, l’intolérance, ne construit rien. Au contraire, elle ne fait qu’abîmer, que détruire, générant de la peur, de la haine et une violence gratuite qui au bout du compte coute très chère et sans contrepartie aucune, que le néant en perspective.

L’intolérance, outre les excès barbares de cette année partout sur la planète, est un mal à plusieurs dimensions. Si on n’y prend pas garde, ses méfaits nous guettent tous, un jour ou l’autre, d’une façon ou d’une autre. Elle peut nous surprendre et nous prendre au détour d’une conversation, d’un dialogue de sourds ou d’un moment à court d’arguments ; elle peut ainsi ronger et ruiner nos vies quotidiennes, et surtout celle de l’autre, celui d’à coté, celui qui ne pense pas comme moi, celui qui a tort alors que j’ai raison, ou l’inverse. Ainsi pernicieusement et en toute bonne foi, elle peut envahir nos esprits fatigués, spolier nos cultures plurielles et faire vaciller les fondamentaux de notre vivre ensemble.

Bien sûr, ici, on pense à notre passion mais soyons vigilants : ne tombons pas dans ce piège retors, celui que l’on nous tend dans le but avoué de saboter de l’intérieur le bon déroulement de nos vies en commun.
Alors dans cet esprit de tolérance, que cette nouvelle année soit pour tous l’occasion de partager passions et convictions, avec enthousiasme, raison, bienveillance, solidarité, esprit de curiosité et générosité, non pour imposer quoi que ce soit mais pour à travers nos idées et nos actions développer un peu plus et un peu mieux, chacun à sa mesure, de cette humanité qui manque cruellement à ces intolérants de toutes sortes.
Nous pouvons devenir riches de l’autre et l’humanisme reste une quête à partager : nous en avons fondamentalement besoin pour mieux vivre ensemble sans exclusion aucune.

C’est ce que nous essayons de faire à notre mesure au Ruedo Newton, tout à fait modestement, humblement mais avec une grande détermination et une belle énergie.
Dans cet esprit, toute l’équipe du Ruedo s’associe à moi pour vous souhaiter à toutes et à tous, une excellente année apaisée, pleine de projets de toutes sortes à la mesure de nos rêves les plus beaux !

Et pour commencer cette année en beauté, retenez la date du 21 janvier où le Ruedo Newton recevra
les frères Eduardo et Antonio Miura en présence de Zocato et de Loren pour la présentation du livre Miura (informations à venir)

Merci de réserver à l’adresse suivante : ruedonewton@gmail.com

(Photo : Raul Doblado – ABC)