Zaragoza. 12 octobre. Trois oreilles pour El Juli.

Capture d’écran 2015-10-13 à 07.31.38Même empresa, même cartel. Hier à Zaragoza c’était la revanche du mano a mano nîmois opposant Diego Ventura à El Juli

A Nîmes, trois oreilles pour Ventura, trois silences pour El Juli. A Zaragoza, les compteurs se sont inversés avec trois oreilles pour El Juli et une seule pour Ventura.

Le cavalier eut à affronter successivement un Hermanos Sampedro fade, et un Carmen Lorenzo et un Los Espartales maniables.

Le premier combat resta dans les tonalités de gris, l’animal s’affichant manso et sans transmission (silence).

Le Carmen Lorenzo, reçu à la garrocha, aurait pu laisser un pavillon, voire deux dans l’affaire, mais le final au rejon de muerte gâcha la prestation (ovation).

Le quinto de Los Espartales permit à Ventura de relancer le compteur des trophées. Une oreille après une lidia spectaculaire conclue d’une lame foudroyante.

El Juli brilla au capote lors de la réception du sérieux Garcigrande sorti en deuxième position, toréant avec lenteur et temple, signant ensuite un beau quite par chicuelinas. Hélas au dernier tiers le bicho s’éteint et la faena du madrilène ne put jamais décoller (ovation).

Face à « Pescadero » de Daniel Ruiz, un élevage que le garçon affectionne particulièrement, Julian sortit le grand jeu, initiant par le haut une faena qui alla crescendo. Main basse, El Juli se laissa aller à son inspiration, l’animal répondant à toutes les sollicitations. Grande prestation du torero qui ravit les deux oreilles à son opposant, lequel fut honoré de la vuelta al ruedo.

C’est encore une oreille qui vint s’ajouter au compteur des trophées à l’issue de la lidia du dernier toro de la tarde, un Alcurrucen abanto de salida qui alla a mas tout au long de sa lidia. Julian lui allongea la charge et signa notamment quelques séries gauchères de haute volée. Le madrilène se laissa à nouveau aller dans un toreo vertical du plus bel effet. Hélas pour lui l’estocade résulta trasera et la récompense se limita à un unique trophée.

(Photo : Arjona)