Séville. 26 septembre. Lopez Simon marque son passage par la Maestranza.

Capture d’écran 2015-09-27 à 10.46.31Alberto Lopez Simon s’est encore distingué à Séville lors de son mano a mano avec Manuel Escribano. 

Face à des toros d’El Pilar bien présentés et de jeux divers, le garçon a montré qu’il est un postulant sérieux pour le groupe très fermé des figuras. Le second de la tarde, noble et maniable, manqua de moteur, ce qui nuit au trasteo du jeune torero privé de matière première pour pouvoir pleinement s’exprimer. Faena templée, ajustée aux conditions du bicho qui fut occis d’une bonne estocade. Vuelta après une pétition que le palco refusa de valider.

Le quatrième n’était pas un toro très clair, mais le garçon sut le comprendre et l’inviter intelligemment à collaborer. Le jeune torero, actuellement dans un moment de plénitude et de maturité, sut tirer le meilleur de ce Pilar aux embestidas irrégulières et composa une méritoire faena qui fut primée d’une oreille de poids.

Le meilleur vint lors de la lidia du sixième, un toro exigeant et très compliqué, qui mit la cuadrilla en difficultés et compliqua la tâche du jeune diestro. Très vaillant, ne cédant rien lors d’une trasteo de verdad, Lopez Simon composa une faena importante qui fut hélas gâchée à l’épée, le garçon recevant au passage un pitonazo qui lui coupa le souffle. Le triomphe entrevu se mua en une forte ovation.

Manuel Escribano, mal servi au sorteo, vit son premier adversaire renvoyé aux corrales pour invalidité et remplacé par un sobrero du même fer. Le torero de Gerena, qui avait reçu le titulaire a porta gayola, se retrouva face à un animal sans forces ni mobilité et dut se résoudre à abréger (silence).

Le troisième Pilar fut protesté pour son manque de présence mais maintenu en piste par un palco sourd à toute revendication du public. Le bicho ne dura ainsi que le temps de dessiner deux séries gauchères de bonne facture, coupant ensuite toute charge. Le torero dut à nouveau abréger (ovation).

Le cinquième afficha de meilleures dispositions, du moins dans les deux premiers tiers, puis dans la muleta il s’éteint très vite, empêchant toute tentative de construction de faena. Ovation au diestro pour sa bonne volonté.

(Photo : Arjona)