Albaserrada contre Visión Taurina.

AlbaserradaMalgré l’annonce d’une possible corrida avec les fameux taureaux « volés » d’Albaserrada pour le samedi 3 octobre prochain à Valera de Abajo, les responsables de la ganadería ne baissent pas les bras et continuent leur procédure juridique contre la Société Visión Taurina S.C.

L’objectif est de montrer qu’un élevage, aussi modeste soit-il, a des droits qu’aucune empresa ne devraient pouvoir bafouer. Le premier de ces droits est de décider de produire le taureau que l’éleveur a façonné à dure peine pendant près de cinq ans dans le spectacle tauromachique qu’il désire.

Autre finalité, que cette mésaventure serve de précédent et aide à protéger l’acteur le plus important et pourtant actuellement le plus vulnérable de la tauromachie, l’éleveur.

Ayant fait appel au célèbre avocat Joaquin Moeckel, ce dernier vient de publier sur le site internet Mundotoro.com un article expliquant les faits.

« La ganaderia Albaserrada a pris contact avec le cabinet d’avocats Moeckel pour étudier comment entreprendre des actions en justice contre l’empresa Vision Taurina S.C (Angel Mayoral).

Le motif serait, selon les déclarations de l’avocat Joaquin Moeckel, l’achat, le 7 juin, de huit toros destinés à être lidiés en corrida formelle le 27 juin à Las Rozas del Puerto Real (Madrid), toros qui ne furent ensuite pas réservés à cet usage.

Le contrat entre les deux parties spécifiait qu’en cas d’impossibilité de lidier les toros lors de ce spectacle, la société acquéreuse devait obligatoirement demander l’autorisation au vendeur d’en faire un autre usage. L’avocat avance que les toros avaient été payés au prix d’une corrida à pied, soit une somme inférieure à celle qui aurait été perçue pour un usage dans les rues.

Albaserrada a pour le moment envoyé plusieurs fax à l’empresa Vision Taurina C.C exprimant son opposition à ce que les toros aient un autre usage que celui pour lequel ils avaient été vendus. »

(Traduction : Paco)