Dax. Adrien Salenc gagne le concours de NSP.

DAX NSP LA JOIE DE SALENCLe concours des Novilladas sans picadors de Dax, les 13 et 14 août, a été remporté par Adrien Salenc au cours d’une finale qui l’opposait à Tibo Garcia.

Les deux Français s’étaient qualifié à l’issue d’une première course où, face à des erales de Baltasar Iban, ils durent s’imposer sur trois Espagnols. Souvent agréables, ces garçons eurent le tort de faire trop durer ou de mal tuer.

  • Romero Campos (vert et or), débuta avec beaucoup d’alegria et de talent, souvent porté par les applaudissements du public. Mais il finit par lasser avec un eral qui baissait de ton au fil des minutes. Un pinchazo, une entière, silence après plusieurs échecs du puntillero.
  • Tibo Garcia (rouge et or), parfait à la cape avec des véroniques lentes, et toujours férocement classique, il conduisit un combat manquant d’émotion et un peu froid. Deux pinchazos, une entière, une oreille.
  • Adrien Salenc (bleu et or), une cape spectaculaire, latino-américaine dans les quites. Il sut se faire applaudir aux banderilles et conduire une faena sur les deux mains, avec beaucoup de lenteur. Une entière foudroyante, deux oreilles et vuelta au toro.
  • Ivan Gonzalez (bleu pâle et or), moyen à la cape, banderille sans grande conviction et une faena conventionelle d’où jailliront quelques éclairs. Un pinchazo, une entière, cinq descabellos, avis. Vuelta.
  • Angel Tellez (violet et or), aura le mérite de toréer bien au centre de la piste avec d’excellents muletazos sur la main gauche. Par contre, à deux ou trois reprises, il est totalement débordé. Un pinchazo, une entière, cafouillage complet à la puntilla, silence.

Dax. Vendredi 14 août, matin. Arène clairsemée en raison du temps. Quatre erales de José Cruz, bien présentés.

DAX NSP GARCIA

  • Tibo Garcia (rouge et or), au premier, une entière d’effet rapide, une oreille ; au second, une entière, vuelta.

DAX NSP SALENC

  • Adrien Salenc (moutarde et or), au deuxième, une atravesada et une demi-lame, vuelta ; au dernier, un quart de lame et un descabello, une oreille.

Le lendemain sous un ciel de nuages noirs chargés de pluie, les deux Français ont fait pratiquement jeu égal. Tibo Garcia est apparu plus conquérant et détendu. Devant les novillos de José Cruz, Tibo réalise deux bonnes faenas. Pourquoi la présidence lui refuse-t-elle une oreille pour son deuxième combat ? Elle était largement méritée comme la bronca qui s’abattit sur le Palco. Adrien Salenc hérita des deux erales les plus compliqués, souvent fuyants et difficiles à fixer. Mais ses deux sorties furent chaque fois sauvées par quelques muletazos magiques donnés avec lenteur et temple.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.