Cenicientos. 14 août. Deux toros et un torero.

PAC_2059Première corrida de la Feria de la Virgen del Roble de Cenicientos avec des toros de Peñajara (origine Baltasar Iban), bien présentés dans l’ensemble malgré des armures douteuses pour certains, manquant d’homogénéité, et affichant peu de race pour une bonne moitié d’entre eux.

Tous les bichos reçurent une unique ration de fer plus ou moins conséquente. Les trois premiers accusèrent un tempérament défensif très marqué.

Si la critique est nécessaire, rendons tout de même hommage à ces piétons qui affrontent tout l’été des toros que les figuras ne verront jamais, dans d’obscurs pueblos où un éventuel triomphe n’aura jamais de répercussion sur leur carrière.

PAC_2070José Manuel Mas est l’un de ces travailleurs de l’ombre qui oeuvrent pour le maintien de la Fiesta dans ces villages de la grande banlieue madrilène qui ne pourront jamais se payer des toreros importants mais où subsiste la passion du toro.

PAC_2085Face au manso premier qui freinait dans les étoffes, il tenta de voler des muletazos sur les deux bords, y parvint par moments mais sans jamais pouvoir se confier. Demi-lame après pinchazo. Silence.

PAC_2171Le quatrième rentra toute une corne dans un burladero avant de pousser correctement lors de l’unique rencontre avec le picador qui ne lui fit pas de cadeau.

PAC_2191Mas tira quelques bons derechazos, avec le tort de terminer ses séries par le haut quand il fallait baisser la main. A gauche il torchonna quelques naturelles, puis termina sa prestation de deux tiers de lame hémorragiques. Silence.

PAC_2106Marco Antonio Gomez est un garçon volontaire mais qui n’a aucun pouvoir sur les toros. Son premier envoya le picador au sol lors de la première rencontre et en fut puni par le lancier sitôt remis en selle.

PAC_2115Le bicho protesta dans la muleta, le garçon l’obligea un peu sur la corne droite sans le dominer puis testa sans succès le piton opposé, finissant désarmé. Bref retour à droite où les derrotes de l’animal lui firent très vite prendre l’épée de mort. Quasi-bajonazo après pinchazo. Silence.

Le quinto fut durement châtié avant que le garçon ne prenne la muleta pour une faena où jamais il ne prit les commandes des opérations. Beaucoup de muletazos ambidextres sur le voyage à un Peñajara qui aurait mérité meilleur traitement. Seul point positif, l’estoconazo qui mit fin à notre pensum. Silence.

PAC_2147Gomez del Pilar fut l’auteur des meilleurs gestes de la tarde. Face au troisième qui prit une pique traserita, il doubla correctement en début de faena, bien que gêné par le vent, puis ne put rien tirer d’un bicho qui se défendait des deux cornes. Entière dans les côtes (vite retirée) puis une autre entière, caida celle-là. Silence.

PAC_2248Le meilleur vint au sixième, accueilli par bonnes véroniques, demie allurée et serpentina. Bien piqué, le Peñajara chargea avec alegria tant qu’il dura. Joli quite par chicuelinas et revolera après une bonne pique, puis un bon second tiers à charge de la cuadrilla appelée à saluer. Les séries de la droite qui suivirent furent de correcte facture, l’unique série de naturelles à l’identique, un trasteo finissant a menos au gré des forces déclinantes de l’animal. Entière en place tardive pour l’obtention d’un trophée car venant après deux pinchazos. Palmas.

Reseña et photos : Paco.