Parentis. 9 août (tarde). Tarde décevante.

4Troisième et dernière novillada de la feria 2015 avec un lot de Castillejo de Huebra d’origine Murube via Felix Cameno.

Course très décevante et ennuyeuse par le peu de jeu du bétail mais aussi par la piètre qualité des piétons ne sachant pas résoudre le moindre petit problème et formaté dans une norme de toréo de salon. Le dernier manso réveilla un peu les étagères, instaurant polémique sur les gradins mais sans sauver la tarde. 25 rencontres avec la cavalerie, 11 pour le dernier manso, mais combien de réelles puyas… Des bestiaux sosos au dernier tiers, toréables mais jamais être toréés !

« Purito » sort en premier des chiqueros. C’est un beau negro astifino. Dans un premier temps, peu attiré par le capote de Leon, il s’intéresse et se fait conduire vers le centre de la piste. Manso lors de ses trois rencontres, il semble présenter un problème à l’antérieur droit mais paraît tout à fait toréable. Les passes s’enchaînent mais sans trouver la profondeur qui pourrait dominer l’animal. Entière basse d’effet rapide au quatrième envoi. Silence après un avis et palmitas au cornu.

« Madrileto » est le premier adversaire de David de Miranda. Le diestro gagne du terrain avec la cape en allant vers le centre de la piste. Le negro reçoit un carré de piques, toutes en partant du centre du ruedo, mais poussant bien seulement sur la première et la dernière. Avec la flanelle, le piéton visite tout le ruedo, enfilant les passes une à une mais sans prendre le dessus sur son novillo. Il termine près du toril où cloue une demi-lame suivie d’un descabello concluant. Avis et silence pour le maestro et palmitas pour le Castillejo.

« Principe », est le plus jeune de l’envoi, né en février 2012, il est plus léger et de type «banal», pouvant sortir dans n’importe quelle autre placita … Avec la cape, Marcos glisse en atteignant le centre de la piste mais s’en sort astucieusement en réalisant une larga afarolada de rodillas en rematant sa série de cape. Le bicho s’emploie bien sous le fer lors de la première rencontre mais peu lors de la seconde. La faena est laborieuse pour ne pas dire également ennuyeuse avec un animal invalide qui aurait pu être changé. La deuxième épée entière basse précède une paire de descabellos. Palmitas à l’un, sifflets pour l’autre…

Le quatrième, « Langostero », est un lourd colorado. Leon l’accueille genoux à terre par une larga afarolada. Le tercio de varas est mal mené avec des piques plusieurs fois reprises, appuyée pour la troisième et dernière. Sifflets au cavalier. L’andalou initie sa faena au centre du ruedo par une cambiada, sert deux séries croisées puis retombe dans les travers «fuera de cacho» et usant du pico. Il plante une rapière entière contraire de travers et salut poliment aux tiers. Quelques applaudissements pour le colorado.

Le quinto de la tarde, « Marino », est peu intéressé par le leurre. Il pousse bien sous la première pique mais sort vite de la seconde. David de Miranda commence par des passes hautes aidées le long des planches puis prend le pas sur le terrain du cornu. La suite de la faena n’est qu’une suite de passes-passes aussi insipides qu’ennuyeuses. Il y avait autre chose à faire à mon avis. Il termine par des bernadinas avant de planter une seconde estocade contraire atravesada. Palmitas gentilles et silence pour le passage des mules.

Le dernier de l’envoi, « Altanero », bizco corniabierto, n’a pas envie de lutter contre la cape. Il se fait piquer une première fois devant le toril quand le cheval entre en piste, la cuadrilla n’ayant pas pu le retenir… L’animal va recevoir dans un premier temps six picotazos voire des refilones dans les terrains normaux. Ne voulant pas être piqué, la présidence autorise le picador à quitter sa place et à venir le piquer …là où il le peut. Cela se fera à trois reprises devant la porte des cuadrillas et près du toril puis une dernière après les clarines dans ce même terrain. Une partie du public bien sûr, méconnaissant les principes de la lidia de ce type de toro, se mettra à huer le picador, les alguaziles et la présidence…Dans ce type de situation, il m’aurait semblé intéressant de faire rentrer le second piquero afin de coincer plus facilement le Castillejo. De même, avec un tel comportement, le mouchoir rouge pour l’attribution des banderilles noires aurait, à mon goût, été de circonstance…Bref, après ces deux tercios difficiles, le jeune Marcos va vite baisser pavillon et prendre l’épée pour éliminer son opposant. La quatrième estocade dans l’épaule diminue fortement l’animal qui est achevé à l’issue d’un carré de descabellos. Palmitas ( ?) pour l’espada et sifflets pour la dépouille.

Anecdotes. A Baptiste, pour sa première novillada…

  • Présidence de M. Cissé.
  • Présentation des trois novilleros.
  • Gradins bien remplis.
  • 2h20 de course.

Reseña : Olivier Barbier. Photos : louise2z