Parentis. 9 août (matin). Guillermo Valencia et le mayoral a hombros.

11Deuxième novillada de la feria de San Bertomiu avec des cornus aragonais de Los Maños de sang Santa Coloma.

Bonne novillada avec une très belle présentation, des novillos tous applaudis à leur entrée sur le sable parentissois, mention supérieure pour le sobrero sorti en troisième position supérieurement armé. Mais également tous ovationnés à leur sortie, le premier pouvant légitimement prétendre à une vuelta posthume réclamée par une grande partie du public mais refusée par la présidence. De la caste, de la bravoure, du moteur au dernier tiers avec un bémol pour le quatrième mansote sous le fer, une novillada qui donne le sourire…

La pajera qui officiait été composé du colombien Guillermo Valencia et du français Louis Husson qui faisait ses premiers pas sur ce sable.

Le tambour major, « Jardinero », n° 33 , cardeño, né en janvier 2012, remate une fois aux tablas avant  de s’engouffrer dans la larga afarolada de rodillas de Valencia le long des planches. Trois grosses puyas en mettant les reins puis changement ( ?) pour un deuxième tiers laborieux d’un point de vue lidia. Nous noterons les première et troisième paires de qualité, sans pour autant obtenir de salut. Le colombien débute à droite mais vient rapidement à gauche pour un travail estimable face à un novillo qui charge inlassablement ou presque… Le jeune torero se fait quand même rappeler à l’ordre en subissant une grosse voltereta. Il tue « Jardinero » d’une belle lame et obtient une oreille, alors que le public ne la réclame pas mais demandait la vuelta du novillo. Un trophée pour l’un alors que c’est le second protagoniste qui méritait les honneurs ! Grosse ovation donc pour le cornu et sifflets à la présidence à l’issue du tour de piste du maestro.

« Aparecido », dossard 43, de robe cardeño, né en janvier 2012, est bien conduit vers le centre par Husson qui confectionne de jolies véroniques. La première puya est très appuyée, l’animal s’employant sans compter, moins sur la deuxième, refusant le fer lors de la dernière qui arrive tardivement. Le tercio de banderilles est compliqué tant le bicho fait ce qu’il veut. Au dernier tiers, le landais ne se montre pas à son avantage, moyen à tribord, il reste prudent à bâbord, usant d’ayudas et ne parvient pas à dépasser le Los Maños. Le troisième essai à l’entrée à matar est le bon avec une entière delantera latérale perpendiculaire. Il écoute les palmas en rejoignant les planches.

Le second de Valencia se nomme « Cecilo », porte le 35, est negro bragado meano, et est né en février 2012. Bien applaudi à son entrée en piste, il se déboîte l’antérieur et est prié de rejoindre le toril. Il est remplacé par « Tostadino », n°21, un negro bragado corrido, né également en février 2012. Très applaudi lors de son apparition sur le sable landais, il est supérieurement armé. L’animal va quatre fois sous le fer mais une seule grosse pique lors de la troisième rencontre. Salut du banderillero pour les première et troisième paires. L’entame avec le leurre est de bonne facture. Les séries de naturelles sont bien confectionnées. Le colombien se livre mais se fait surprendre de nouveau par son adversaire et subit de nouveau une jolie voltereta. Il reprend le combat et plante une bonne épée qui libère les deux oreilles du palco, une de trop à mon avis.

« Listillo » numéroté 36, pelage cardeño, est né en janvier 2012. Il est peu intéressé par la cape d’Husson et ne passe pas dans le leurre. Il reçoit une ration de quatre puyas mais sans grande poussée, sortant vite du caparaçon, montrant des signes de mansedumbre. Avec la muleta, l’animal présente une bonne charge mais le Dacquois n’en profite pas suffisamment, restant distant sur les deux bords. Le Santa Coloma baisse d’un ton et Husson le tue d’une presque entière delantera après trois échecs. Salut aux tiers avant la sortie par la porte des cuadrillas.

Anecdotes

  • Présidence 100% féminine.
  • Sortie à hombros de Valencia et du mayoral par la Grande Porte.

Reseña : Olivier Barbier. Photos : louise2z