Parentis. 8 août. La seule oreille pour Soler.

3Pour cette première novillada de feria, l’ADA de Parentis avait sélectionné un lot de Monteviejo, second fer de Victorino Martin, d’origine Vega Villar.

Les novillos sérieux de présentations, typés «Patas blancas» pour les 1, 4, 6,  negros pour les autres, ont eu 17 rencontres au cheval, plus puissants que braves. Les berrendos plus lourds sur la balance, ont montré moins de mobilité que leurs frères. Le trio de la tarde était composé de la paire espagnole Juan Miguel Benito et Vicente Soler et du français Lilian Ferrani.

Le premier « Cornicorto » numéro 15, passe bien dans la cape de Benito avant de recevoir deux puyas traseras en poussant plus sur la seconde. Dans la muleta, le bicho charge vite mais sur une courte distance. Le diestro reste distant sur les deux bords. Il tue son adversaire à la première tentative d’une espada hémorragique. Silence pour les deux protagonistes.

« Batamerito », plus léger sort rapidement des chiqueros et se fait accueillir par Soler par une belle série de véroniques genoux à terre. Il reçoit ensuite un brelan de piques, plus employée la dernière, avant un tercio de banderilles où le jeune novillero peut s’illustrer. La faena sans être profonde, est enlevée avec un novillo qui se retourne comme un chat. L’épée efficace permet l’octroi du seul pavillon de la tarde. Palmas pour l’arrastre de l’animal.

« Roncerillo » croque rapidement le français Ferrani lors du son entrée en piste. Le piquero astique le cornu en trois rencontres, sans réel engagement de ce dernier. Le torero reste distant et craintif au dernier tiers, toujours en reculant sur chacune de ses passes. Silence après une lame latérale, applaudissement pour le Monteviejo.

Le quatrième, « Cornicorto », rencontre le groupe équestre à quatre reprises mais sans grande bravoure cependant. Benito toujours méfiant pèse peu sur son adversaire et reste de nouveau loin du berrendo. Un entière delantera au premier assaut pour un salut au tiers après un avis. Sortie du quadrupède sous les palmas.

« Graniceron », le quinto, prend deux puyas en chargeant de plus en plus loin mais il réduit la distance sur la dernière pour un picotazo. Soler se montre encore à son avantage lors des poses des palos puis débute bien par le bas sa faena. Il enchaîne les passes mais sans dominer le negro. Il cloue une demi-lame perpendiculaire à la seconde tentative lui donnant le droit d’effectuer un tour de piste. Palmitas lors de la sortie des mules.

L’ultime de la tarde, « Batanero », dépasse Ferrani … qui de nouveau laisse son adversaire se faire massacrer par le castoreño de service Gabin Rehabi qui sous d’autres hospices arrive à faire du bon travail !!!! Bronca au cavalier lors de sa despedida avant un nouveau fiasco du maestro avec la flanelle… l’animal ne passant guère certes… mais… à qui la faute !? Entière delantera pour quelques sifflets amplement mérités !

Anecdotes

  • Présidence de Monsieur Cissé.
  • Présentation dans le ruedo de Juan Miguel Benito et Lilian Ferrani.
  • Deux tiers d’arènes

Reseña : Olivier Barbier. Photos : louise2z