Madrid. 2 août. La vaillance de Manolo Vanegas.

Capture d’écran 2015-08-04 à 19.12.28Manolo Vanegas, pour son second passage à Las Ventas, s’est montré une nouvelle fois vaillant et a payé d’une blessure son envie permanente.

Tout s’est passé face au brave et encasté cinquième lorsque Manolo a été pris lors du tercio de varas lorsque le novillo partait vers les tablas. Pendu un moment à la corne, le garçon s’en est tiré avec des contusions et une blessure à la main gauche.

Face au premier, Vanegas  avait été bien au capote par véroniques et chicuelinas, bien aussi au second tiers avant de croiser ensuite le piton droit exigeant d’un novillo qu’il convenait de dominer, la corne opposée s’avérant plus incommode d’accès. Estocade atravesada. Silence. Le quatrième, noble mais parado, lui permit un bon tercio de capote ainsi qu’un bon second tiers où il cloua au balcon. Muleta en mains ce fut plus compliqué car le bicho ne répondait pas. Salut.

Gerardo Rivera se montra très au-dessus du second qu’il reçut par larga cambiada de rodillas. Trop châtié à la pique, il baissa la tête tant qu’il le put, notamment dans de bonnes séries droitières. Palmas après une lame entière. Le quinto, brave et encasté,qui venait d’accrocher Vanegas, faillit aussi prendre Rivera aux banderilles. Muleta en mains, il fallait trouver le sitio et la distance. Hélas le garçon n’y parvint pas et tout finit a menos. Ovation à l’arrastre et vuelta protestée pour le garçon.

Alejandro Marcos a des manières qui plaisent à Madrid. Face au troisième, les véroniques de réception mains basses et compas ouvert ont séduit, tout autant les muletazos qui finirent cependant trop souvent accrochés. Le garçon abusa un peu trop aussi des terrains de proximité, déclenchant des charges brusques qui nuirent un peu à l’esthétique de l’ensemble. Entière après bernadinas. Silence. Le sixième n’avait pas grand chose à offrir. Le garçon lui arracha cependant des passes au compte-gouttes à force de volonté. Estocade atravesada. Salut.

Les novillos portaient les fers de Martin Lorca et Escribano Martin (3°).

(Photo : Javier Arroyo)