Riscle. 1er août (tarde). David de Miranda triomphe des Osborne Vazquez.

Capture d’écran 2015-08-01 à 22.56.15Arènes bien remplies, soleil et température agréable, deux heures trente de spectacle.

Cinq novillos d’Osborne Vasquez et un Turquay remplaçant le cinquième Osborne. Tous braves sous le fer, de une à deux piques (deuxième et cinquième). Plutôt compliqués à la muleta, mais toréables.

  • David de Miranda (blanc et azabache), au premier, une entière, une oreille ; au quatrième, une entière foudroyante, deux oreilles, sortie en triomphe.
  • Louis Husson (rouge et or), au deuxième, un pinchazo, trois-quarts de lame, silence ; au cinquième, une entière, un mete y saca, un pinchazo, une demi-lame, un descabello, deux avis, silence.
  • Joaquim Galdos ( rose précieux et or), au troisième, un mete y saca, une entière, une oreille ; au dernier, un mete y saca, un pinchazo, une entière, avis, silence.

Capture d’écran 2015-08-01 à 22.56.01Peut-être parce que le Sud-Ouest faisait sa connaissance, hier, dans les arènes de Riscle, David de Miranda était arrivé sur les bords de l’Adour en quasi-inconnu. Il en est reparti sur un triomphe en trois oreilles à l’issue de deux faenas parfaites, personnelles et profondes. Dans ce jeu, les novillos de José-Luis Osborne Vazquez ont été de parfaits collaborateurs malgré le piquant qu’ils ont chaque fois démontré. La particularité de David de Miranda est de toréer avec beaucoup de douceur et d’imprimer à tous ses instants beaucoup d’harmonie. A sa seconde sortie, ce fut une histoire identique, mais parfaitement gérée dès la cape où ses véroniques avaient des ampleurs impériales. Le toreo qui suivait fut fluide, coulé. Une faena où les passes s’enchaînaient avec une logique et une lenteur implacables. Il dessina essentiellement sur la main gauche… Mais tout cela n’avait rien de facile car il fallait composer devant d’impressionnantes cornes. Des armures qui donnaient encore plus de valeur au combat du garçon. Une et deux oreilles à l’issue de deux mises à mort parfaites. On était dans la tauromachie de l’excellence.

Capture d’écran 2015-08-01 à 22.55.29Joaquin Galdos était venu à Riscle avec ces même sentiments de triomphe. Les choses avaient bien commencé. A l’issue d’un excellent tercio de cape, il trouvait rapidement le bon sitio et sur la main gauche servait diverses séries parfaites. On sentait que le jeune Péruvien se faisait plaisir et qu’il prenait goût à allonger ses passes et à en ralentir le rythme. Par moments on le voyait baisser les genoux pour mieux dominer la charge de son adversaire. Un premier trophée en poche, il s’avançait, ensuite, débordant d’illusions. Mais le dernier Osborne se brisait la corne sur un burladero… Si elle ne tombait pas, il était évident qu’elle s’était affaissée, proche de pendre. Il allait donc travailler sur la corne opposée, mais l’émotion n’y était plus. Il maîtrisa parfaitement son sujet. Un toreo intéressant et séduisant, mais il ne pouvait pas convaincre, d’autant que sa mise à mort fut laborieuse. Même s’il n’en est pas responsable c’est le premier faux pas de Galdos dans le Sud-ouest.

Capture d’écran 2015-08-01 à 22.55.47Louis Husson paraît le grand perdant de la journée. Accroché par son premier, sa faena ne sera qu’un petit moment de tauromachie. Même s’il eut quelques éclairs à gauche, il n’a jamais trouvé la bonne distance. Le Turquay de remplacement n’était pas un cadeau. Mais il l’affronta avec courage. Par moment il fut débordé… Il se reprit… mais le toro revint. Jamais Louis Husson ne fut le maître du combat. Dommage pour lui, car cet été sera essentiel pour son avenir.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.