Valencia. 26 juillet. Mano a mano de grande intensité.

Capture d’écran 2015-07-27 à 16.10.41 Six toros de Miura, le second remplacé pour invalidité par un sobrero d’El Ventorillo, pour un mano a mano entre deux des meilleurs gladiateurs du moment, Rafaelillo et Manuel Escribano.

Et une affiche qui a tenu ses promesses de par le pundonor des deux toreros qui ne baissèrent jamais les bras face à la difficulté.

Capture d’écran 2015-07-27 à 16.11.18Rafaelillo s’en fut donc accueillir son premier adversaire à la porte des chiqueros pour ensuiote poursuivre par delantales. Après un quite d’Escribano par chicuelinas, Le murciano se lança dans une valeureuse faena que seule une maladresse à l’épée priva de récompense. Salut. Le troisième, brave au premier tiers, permit à Rafaelillo de composer une faena sincère où il toréa a gusto avant de loger une bonne entière qui lui permit de couper la première oreille de la tarde. Le cinquième, reçu par larga cambiada, véroniques et demie, fit son travail face à la cavalerie avant que Rafaelillo n’invite le sobresaliente, Victor Manuel Blasquez, au quite, lequel s’exécuta par delantales et demie. Le Miura afficha ensuite des qualités dans la muleta et le torero sut en profiter, à gauche notamment. Hélas l’acier fit à nouveau défaut (trois entrées a matar avant un superbe estoconazo) et les deux oreilles jusque là acquises laissèrent place à une vuelta fêtée. Une grande tarde du murciano, qui aurait dû être triomphale sans ses maladresses à l’épée.

Capture d’écran 2015-07-27 à 16.09.42Manuel Escribano vit son premier adversaire, protesté à sa sortie pour sa présentation, renvoyé aux corrales pour faiblesse. Le Ventorillo qui le remplaça afficha une bonne noblesse mais finit a menos. Le garçon le banderilla correctement, signant notamment un quiebro risqué cité assis sur l’estribo. Muleta en mains, le torero de Gerena toréa avec temple sur les deux mains, concluant d’une bonne lame en deux temps après quelques manoletinas. Salut. Le quatrième, qui s’était illustré lors du desencajonamiento par sa violence, jeta le picador à terre puis finit aplomado et sur la défensive. Escribano tenta d’en tirer quelque chose mais dut renoncer. Silence. Le sixième, de forte corpulence, avait du mal à bouger sa carcasse. Le garçon l’accueillit à nouveau a porta gayola, se joua la peau au second tiers, puis composa une valeureuse faena dans les cornes au prix d’une spectaculaire voltereta. Estocade dans tout le haut et une oreille venant récompenser les efforts consentis.

(Photos : Rullot)