Mont de Marsan. 25 juillet (matin). Demi-échec des novilleros.

Capture d’écran 2015-07-25 à 23.26.43 Novillada piquée, un quart d’arène, nuages avec quelques taches de soleil.

Quatre novillos du Camino de Santiago (Jean-Louis Darré), bien présentés, tous deux piques à l’exception du troisième, un seul châtiment. Tous toréables avec parfois un peu de piquant.

  • Clemente (rouge foncé et or), au premier, un pinchazo, une entière, salut ; au troisième, une entière basse, silence.
  • Ginès Marin ( bleu pâle et argent), au deuxième, un pinchazo, un quart de lame, une entière, salut; au dernier, un pinchazo, une entière, une oreille.

« Je n’ai pas retrouvé les galops vers le cheval que je souhaitais voir… Je suis un peu déçu, mais dommage que les novilleros n’aient pas eu plus de chance à l’épée… On aurait pu voir deux ou trois oreilles tomber » , expliquait Jean-Louis Darré à l’issue de la course. Il avait emmené au Plumaçon quatre novillos, parfaitement présentés, souvent avec des aspects de petits toros, des novillos, déjà aux proportions de leurs frères aînés.

Capture d’écran 2015-07-25 à 23.26.26Clemente (Clément Dubecq) qui ouvrait la novillada restait, lors de sa faena, un peu superficiel. Il ne trouvait jamais le bon sitio dans un toreo qui demeurait parallèle. On avait l’impression que le garçon était un peu apathique, manquant de volonté. Deux tentatives à la mort. Par la suite il devenait plus intéressant, beaucoup plus présent face à son second adversaire, remarquable combattant applaudi dès son entrée en piste. Chaque fois qu’il s’est retrouvé dans le bon sitio, Clemente a été très torero et avec beaucoup de finesse sur la main gauche. Trahi par sa mise à mort il passe, une nouvelle fois, à côté d’un trophée.

Capture d’écran 2015-07-25 à 23.26.56Ginès Marin s’est vitre retrouvé au-dessus de son compagnon de cartel. Un grand tercio de cape mais surtout une muleta très basse, maniée avec une extrême douceur et profitant de la grande noblesse du novillo. Ces bonnes manières, il va les amplifier avec le dernier novillo. Très à l’aise dans ses amples véroniques, on retrouve une muleta qui vient caresser le sable encore plus bas. On sent que le garçon se régale à gauche… Une faena complète et parfaite où la petite hésitation à la mort le prive de deux trophées.

Des novillos parfaitement présentés, de grande noblesse et d’un comportement parfait. Tout cela aurait mérité quelques oreilles de plus.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol