Mont de Marsan. 23 juillet (matin). Triomphe d’Adrien Salenc.

Capture d’écran 2015-07-24 à 15.01.50Un peu plus de demi-arène, soleil, température agréable, une heure quarante de spectacle.

Quatre erales de José et Guillaume Bats, « Alma Serena » Montsouet, 40. Tous bien présentés, à part le troisième un peu léger dans cet environnement.

  • Tibo Garcia (vieux rose et or), trois-quarts de lame, une oreille.
  • Adrien Salenc (rouge et or) une entière, deux oreilles.
  • Baptiste Cissé (bleu pâle et or), un pinchazo, une entière, salut.
  • Andrés Lagravère « El Galo », (azabache et noir), un pinchazo, une entière, une oreille.

Superbement, Adrien Salenc quitte en triomphe les arènes de Mont-de-Marsan… Il avait rencontré, peu avant, le deuxième novillo de Casanueva. Un animal parfait pour qu’il puisse réciter sa leçon de tauromachie et se libérer sur les deux mains. Il ne manquait pas une passe essentielle, il ne manquait pas le moindre muletazo pour faire de cette faena un modèle du genre, et elle le fut. Sur ses deux mains, le garçon allait nous faire rêver. Toujours une muleta très lente, basse, caressant le sable avec lenteur et permettant à l’aficionado de rêver. Lors de cette sortie à Mont-de-Marsan, Adrien Salenc a été parfait, donnant une grande envergure à tous ses toros et chaque fois sur les deux mains, permettant à son adversaire de respirer. Adrien Salenc a une certaine forme de la tauromachie chevillée au corps.

Adrien Salenc après une entière fulgurante voit tomber deux mouchoirs du palco de Jacques Gruet. C’est un beau moment de tauromachie. Enfin, les courageux sont à l’honneur. On ne peut rien reprocher à cette mise en scène d’une grande feria.

Capture d’écran 2015-07-24 à 15.01.23Tibo Garcia avait ouvert la matinée avec beaucoup d’envie. Un tercio de cape marqué par des passes imprévisibles et dont l’arrogance se terminait dans le plis de la muleta.. Très rapidement l’Arlésien, devenait le maître le piste. Passe par passe il s’imposait un peu plus sous la devoise. Conquérant, il partait chaque fois pour prendre un avantage que ne lui concédait pas le public.

Capture d’écran 2015-07-24 à 15.01.07Baptiste Cissé, qui a hérité du plus mauvais toro d’un lot pourtant très agréable, n’a rien pu faire pour briller malgré quelques beaux instants, lui qui aurait eu besoin d’une animal plus pastueño. Baptiste Cissé ne pouvait avoir que des regrets… on les partage avec lui.

Capture d’écran 2015-07-24 à 15.01.36El Galo, traduisez Andrès Lagravère, n’avait pas hésité à venir de son lointain Mexique pour tuer un eral. « Nous avons pris un avion, direct, Merida-Milan, pour honorer ce rendez-vous », nous confiait Michel Lagravère, le père du torero. El Galo a été admirable de courage et de volonté. Châtié aux banderilles, il poursuit. Il sera une nouvelle fois victime de l’eral au cours de la faena. Chaque fois Andrés se relève. Il repart au combat pour vivre de sa profession. Le toro tombe, la chorale reprend en les enluminant, les couplets de « Vino Griego ». On frôle le bonheur. José et Guillaume Bats, les éleveurs, sont aux anges.

La NSP de Mont-de-Marsan a tenu ses promesses.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.