Santander. 20 juillet. Roca Rey confirme.

Capture d’écran 2015-07-21 à 16.19.03Six novilleros pour l’ouverture à pieds de la Feria de Santiago après le triomphe de Leonardo Hernandez la veille à cheval.

Au menu six novillos d’El Freixo (origine Daniel Ruiz), propriété de Julian Lopez « El Juli », des utreros qui s’affichèrent mansos et de piètre condition physique, à l’exception des 1° et 6°, un peu au-dessus du lot.

Alvaro Lorenzo, bien au capote par véroniques, dut composer ensuite avec le peu de forces de son opposant pour construire une faena de mas a menos, avec des détails comme ces bonnes naturelles hélas sans liaison. Bonne lame après un final par arrucinas et oreille.

Gines Marin tomba sur un novillo fuyard auquel il proposa un beau quite par chicuelinas ajustées suivi d’un second par gaoneras et revolera. Il tenta ensuite de garder l’animal dans sa muleta mais les mauvaises dispositions du Freixo l’empêchèrent d’aller plus loin. Silence.

Varea signa lui aussi quelques bonnes véroniques compas ouvert, mais, comme son camarade précédent, il ne put rien tirer d’un novillo manso et sans forces. Salut après une bonne estocade.

Alejandro Marcos afficha sa bonne volonté dès la réception de son Freixo, puis plus tard lors d’un beau quite par chicuelinas et tafalleras. Le garçon mit ensuite dans la balance tout ce que le novillo était incapable d’y apporter et la fit ainsi pencher vers un succès d’estime. Oreille après une estocade où il fut soulevé sans conséquences.

José Ruiz Muñoz mit l’eau à la bouche des aficionados tant que le novillo dura, dessinant trois bonnes séries dans les medios. Mais hélas le manque de forces du bicho fit proscrire toute émotion. De jolis détails de toreria mais point de triomphe possible. Palmas pour le piéton et sifflets pour le quadrupède.

Le final fut heureusement d’un autre niveau grâce au péruvien Roca Rey un peu plus heureux que ses compagnons au sorteo. Après une voltereta au capote, le garçon se ressaisit et dessina des caleserinas de belle facture avant de mettre tout en oeuvre pour triompher, tirant la moindre goutte de jus d’un Freixo qui finit par partir en querencia au toril. C’est dans ce terrain qu’il l’estoqua au prix d’une cogida. Sa volonté et ses bonnes manières furent récompensées des deux oreilles de ce dernier novillo de la tarde.

(Photo : Arjona)