Madrid. 6 juin. Rafaelillo rate la Puerta Grande à l’épée.

Capture d’écran 2015-06-08 à 07.16.11Rafaelillo a perdu hier l’occasion de sortir par la Puerta Grande de Las Ventas au terme d’une grande faena réalisée au quatrième Miura de la tarde.

Le murciano, qui avait trouvé sur sa route le meilleur toro du lot, ne laissa pas passer sa chance, toro et torero allant a mas durant toute la lidia. C’est par une larga cambiada de rodillas que Rafaelillo accueillit son opposant, montrant toute sa détermination, et c’est toujours genoux dans le sable qu’il débuta une faena liée et rythmée sur les deux pitons, signant d’excellentes séries sur la corne gauche, courant bien la main et muleta au ras du sol.Hélas deux pinchazos avant une bonne estocade firent refermer une Puerta Grande jusque là acquise et c’est les larmes aux yeux qu’il fit une vuelta sous l’ovation du public.

Auparavant il avait lidié sous les huées un Miura sans forces que le palco avant refusé de changer (silence).

Javier Castaño tomba quant à lui sur un premier toro compliqué qui se défendait tête haute. Le garçon tenta en vain d’en tirer une faena avant de le coucher d’une estocade en deux temps et d’un descabello. Silence. Le quinto fade et compliqué, qui blessa le banderillero Marco Galan à la sortie d’une pose de banderilles, ne lui permit guère davantage. Silence.

Serafin Marin combattit un premier adversaire noble mais fade et sans grande force. Le catalan dut le toréer à mi-hauteur pour en tirer le minimum. Faena templée mais de peu de portée terminée d’une quasi-entière au troisième assaut. Silence. Le sixième Miura, dernier toro du cycle madrilène, fut un animal noble mais exigeant, vite décomposé. Faena d’inégale intensité dont les meilleures séquences furent droitières. Trasteo professionnel conclu à l’identique du premier. Silence.

Ainsi s’acheva cette San Isidro qui aurait pu voir pour le final s’ouvrir une dernière fois la Puerta Grande. L’épée en décida autrement.

(Photo : Fran Jimenez)