Nîmes. 24 mai (tarde). On attendait mieux !

_MG_0437-001Temps lourd et couvert, pour cette seule corrida un peu torista de la Pentecôte Nîmoise au moins sur le papier avec des Victorino Martìn bien en dessous du type Albaserrada. 2/3 d’entrées.

Paco Ureña se présentait à Nîmes et confirmait son alternative prise en 2006 (soit 9 ans après, ridicule !).

_MG_0508-001Paco Ureña ouvre la soirée avec un laid bisco de 507 kg qui saut comme un chat dans le capote. 2 piques dans le dos sans grande conviction. Le natif de Lorca débute par une série droitière avant de quitter ses zapatillas. Cet exemplaire du sorcier de Galapagar est plutôt noble mais aussi faible, surtout à gauche où il se liquéfie. Musique. Quelques beaux gestes à droite terminés par des doblones. Une belle entière concluante et une oreille pour l’estocade. Arrastre applaudie.

Subtilité de la confirmation d’alternative, il conclut la corrida sans éclat par un bicho de 517 kg sans saveur et sans jus. 2 piques plutôt vilaines. Banderilles rasetées. Une épée entière après pinchazo. Ambiance plombée malgré des gestes techniques. Silence.

_MG_0663-001Rafaelillo a dû composer d’abord avec un cornu qui a pris un envol impressionnant dans le callejon s’écrasant le nez sur le mur romain. Cela a permis de faire un peu le ménage en contre-piste ! Le maestro de Murcia doit avec des capotazos autoritaires le tirer au centre. La 1ère pique est un peu poussée et le cardeño part de loin pour la 2ème. Quite de Manuel Escribano par chicuelinas serrées. Aux banderilles, le toro s’avère dangereux sur sa corne gauche. Brindis au public. Doblones serrés en direction du centre, mais le Victorino ne semble pas très franc et ne dispose que de demi-charges dangereuses à droite, se retourne très vite. A gauche, il est intoréable. Un desplante avant une entière contraire, 3 descabellos et un avis. Arrastre applaudi et salut du diestro.

Son 2ème toro est le mieux présenté du lot. Il lui offre 2 largas afaroladas de rodillas. On notera l’effort de mise en suerte pour la pique pour 2 rations bien exécutées. Belles charges de loin. Ovation et musique pour le lancier. Brindis au public. Beaux efforts pour livrer un combat honorable, mais 2 pinchazos, un avis, une entière non concluante et un descabello priveront l’homme de trophée. Salut et rien à l’arrastre (incompréhensible : le public n’aimerait-il que les saucisses ou saucissons et pas les bravitos ?!!)

_MG_0766-001Manuel Escribano accueille son 1e adversaire cornicorto galopeur par véroniques et demi-véroniques au centre de la piste. Le grisonnant bicho prend une 1e pique sans conviction aucune et une 2ème pour la forme. Quite de Paco Ureña avant la pose des banderilles par le maestro de Gerena dont une paire al violin al quiebro. Brindis à Alain Montcouquiol et entame à droite , mais l’animal s’éteint. Mieux à gauche. Musique. Série gauchère honnête et lors du retour à droite Escribano se fait cueillir violement mais sans mal. Repli à gauche avant une entière efficace et une oreille du courage. Arrastre applaudie.

Le 5ème de la soirée est accueilli par 2 largas afaroladas de rodillas et des veroniques avant 2 piques sans style et même pompées. Tercio de banderilles à nouveau avec plus d’entrega que de justesse. Brindis au public et entame par une passe du pendulo et une série à droite. Mais, très vite le travail devient laborieux et fade face à un toro arrêté. 2 pinchazos, un avis, une entière et un descabello. Silence.

Petit lot de Victorino Martìn, en présentation comme en moral. Malgré la bonne volonté des piétons, déception.

Reseña : Christophe Dumond. Photos : Muriel Haaz