Madrid. 19 mai. Vuelta pour Juan Bautista.

Capture d’écran 2015-05-20 à 07.12.02Des toros d’Alcurrucen, de présentation correcte et donnant des jeux divers. Les 2° et 5° avec du fond, maniables les 3° et 6°, fades les 1° et 4°. A noter que le vent soufflant en rafales compliqua la tâche des toreros du jour.

Antonio Ferrera eut le plus mauvais sorteo. Son premier, rugueux et affichant une pointe de genio, fut mobile mais sans engagement. L’extremeño fut efficace au second tiers, puis professionnel mais sans pouvoir faire décoller son travail. Silence après une lame correcte.

Le fade quatrième, à la charge décomposée, lui permit un bon second tiers, avec notamment un beau quiebro, puis obligea Ferrera à faire l’effort de lui tirer des muletazos, l’ensemble restant dans une note très moyenne. Maladroit avec l’estoc, le garçon se retira en silence.

Capture d’écran 2015-05-20 à 07.11.46Juan Bautista tomba en premier sur un bon toro qui fit son boulot au premier tiers et qui arriva dans la muleta avec classe, mobilité et noblesse. La longue faena de l’arlésien resta sans écho et tout finit par un silence.

Le quinto, un peu froid à sa sortie, se révéla être un bon toro par la suite, répétant ses charges avec noblesse et temple sur les deux pitons. Plus détendu qu’à son premier, Jean-Baptiste livra une faena en deux parties, la première où il dessina des muletazos templés de grande qualité, la seconde où il se désunit après un désarmé à gauche alors que le travail prenait de l’importance. Bonne estocade et pétition d’oreille que le palco refusa de valider. Vuelta.

El Capea vit son premier adversaire protesté pour son manque de présence. Faena volontaire et professionnelle mais sans relief, laissant les gradins froids. Silence.

Le sixième, noble et maniable, chargeait de façon discontinue. El Capea lui servit bon nombre de muletazos sans parvenir à faire décoller sa faena. Bonne estocade en deux temps. Silence.

(Photos : Javier Arroyo)