Rencontre avec José Manrubia et un istréen à l’honneur.

Capture d’écran 2015-05-04 à 19.42.48Ancien torero, Jose Manrubia est l’artiste qui a réalisé l’affiche de la féria 2015. Entre deux déplacements entre Arles et Barcelone, nous l’avons rencontré.
LP : Vous avez été torero, expliquez nous ?

Mon père m’emmenait trés jeune à Arles où j’ai vu toréer Manzanares, Linares, Paquirri ou encore Alcalde…D’ailleurs j’avais touché le costume de lumière d’Alcalde et je ne me lavais plus les mains tellement cela a été magique pour moi. J’ai de suite aimé les couleurs de la corrida, la musique, l’ambiance et le courage d’un homme face à la bête. J’ai voulu trés vite devenir torero être celui qui en costume de lumière faisait réver les spectateurs. Pour moi il représentait un demi-dieu.

LP : Puis vous avez vécu cette vie de torero si passionnante ?

Si passionnante et si dure. J’ai torée bien sûr en France, en Espagne mais beaucoup au Mexique. J’ai pris part à plus de 100 novilladas avant de réaliser mon rêve et prendre l’alternative le 6 mars 1994 à Monterrey (Nuevo Leon).

De mes meilleurs souvenirs, je garderai mes 3 paseos dans la plus grandes arènes du monde Mexico, mais aussi mon début à Madrid en 1987 et les 6 toros français que j’ai affronté à Arles en octobre 1996 et qui s’est soldé par un triomphe de 4 oreilles.

Et je crois que les pires moments hormis les coups de cornes et les échecs qui font aussi partie de la vie d’un torero restera la déception du comportement humain par rapport au toro et qui enlève toute magie.

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LP Et votre rapport avec la peinture ?

En 2001, j’ai eu l’opportunité de faire l’affiche des fêtes d’Arles et cela a été comme le passage d’un flambeau entre mes deux vies qui sont liées. j’ai exposé pour la première fois à Aix. 

Un peu plus tard en 2005, c’est à Paris que mes oeuvres ont été présentées. Le ministre de la culture de l’époque en avait acheté une pour le fond national d’Art contemporain. Ensuite j’ai enchainé à Séoul en Corée. J’ai réalisé l’affiche de la féria de Bayonne en remportant le concours…

Puis cette année, si je suis ravi d’avoir fait celle d’Istres, mon passage à la Chapelle St Anne lors de la féria d’Arles aura été un parallèlle avec mon solo de 1996. Une belle récompense dans ma ville avant d’exposer du 1er au 7 juin dans les arènes de Madrid.

LP :  Et Istres dans tout ça ?

Je suis trés étonné et heureux de voir l’importance qu’à pris la féria et cela en peu de temps. C’est une date incontournable aujourd’hui et tout le monde en parle. J’ai plus d’illusion d’aller à Istres voir une corrida que de me rendre dans certaines férias !! Cela ne m’étonne pas que les plus grands toreros s’y sentent bien et acceptent d’y relever des défis. L’histoire de Joselito restera à tout jamais dans la mémoire des aficionados.

BM

000060-001Le photographe istréen Francis Gameiro vient d’être mis l’honneur remportant le titre de portraitiste de France. Il avait déjà décroché en 2014 un Award d’argent et de bronze sur une série de photos de la féria d’Istres. Cette distinction lui a été attribué par la fédération européenne de photographie.

Voir le site de Francis Gameiro : www.photographe13.com