Séville. 26 avril (tarde). Oreille pour Davila Miura et Escribano.

Capture d’écran 2015-04-27 à 12.49.00Les toros de Miura clôturaient comme de coutume la Feria d’Avril de Séville. Bien présentés, ils affichèrent des comportements divers.

Eduardo Dávila Miura ne put rien faire d’un premier toro qui n’offrit rien au torero, pas même une passe. Dangereux de surcroit, il faillit attraper une paire de fois le diestro qui dut finalement se résoudre à s’en débarrasser. Estocade atravesada, pinchazo et descabello. Salut.

Le quatrième, bien reçu au capote, s’avéra de charge courte et il fallut toute la technique du torero pour l’obliger à se livrer lors d’une faena solide conclue d’un superbe estoconazo. Oreille bien gagnée.

Manuel Escribano entama la tarde par largas cambiadas et bonnes véroniques avant de mener son premier opposant vers José Manuel Quinta qui assura un très bon tercio de varas. Bien au second tiers, le torero de Gerena poursuivit sur sa lancée, initiant sa faena par cambios por la espalda avant que son adversaire ne baisse très vite de ton et vire dans le soso. A gauche rien ne fut possible. Bonne lame en deux temps. Salut pour le torero et palmas à l’arrastre après une mort spectaculaire du Miura.

Le cinquième, cinqueño et affichant 658 kg sur la romaine, fut reçu a porta gayola avant d’être convié à une faena où le torero sut très bien gérer les temps et les distances, terminant d’une belle lame un trasteo solide et volontaire. Oreille de poids après une mort spectaculaire de l’animal.

Le troisième, haut et long, gazapon et dangereux, revenait à Ivan Fandiño qui ces temps-ci n’a guère de chance avec ses adversaires. Il ne renonça pas pour autant et parvint à en tirer quelques tandas gauchères de qualité avant que le Miura ne se décompose complètement. Estocade, trois descabellos et silence pour le torero.

Le dernier toro de la feria était un animal dangereux qui jamais ne mit la tête correctement dans les étoffes. Fandiño, qui le reçut par larga cambiada, ne put rien tirer de ce Miura de mauvaise condition et s’en défit d’une correcte estocade complétée d’un dessabler. Silence.