Séville. 22 avril. Quelques légers détails dans la grisaille ganadera.

Capture d’écran 2015-04-23 à 08.46.25Juan Pedro Domecq disait avant la course qu’on allait voir les premiers résultats de deux lustres de travail sur les Parladé. Force est de constater qu’il y a encore du pain sur la planche pour le ganadero. La note médiocre reste de mise sur cette nouvelle course sévillane.

« Lengualarga » de Parladé, premier toro de la tarde prévu pour l’alternative de José Garrido, tarda à sortir en piste, puis, lorsqu’il y accéda, refusa toute charge. Pas mieux au second tiers, si bien que la bronca enfla au point d’obliger le président à sortir le mouchoir vert. Le sobrero de Juan Pedro Domecq, « Fariseo », devint donc le toro de la cérémonie (photo : Gonzalez Arjona). Hélas pour Garrido, ce fut un opposant fade et décomposé qui resta sur la défensive, offrant de ce fait bien peu d’options au garçon qui s’en défit d’une lame correcte. Salut.

Le sixième, du même fer, fut un toro exigeant et de grande transmission mais qui dura peu. Il jeta la pièce montée au sol à la première rencontre, puis revint avec force à la seconde. Face à la difficulté, le jeune torero s’accrocha et en tira quelques tandas de bonne facture, terminant par une bonne série de manoletinas. La pétition d’oreille après une bonne lame ne fut pas validée par le palco et Garrido dut se contenter d’une vuelta.

Enrique Ponce, parrain du jour, ne put rien tirer d’un second (de Parladé) sans race, ni classe, ni forces. RAS. Silence.

Le quatrième, de Parladé, fut renvoyé aux corrales pour faiblesse et remplacé par un sobrero d’El Pilar guère plus gaillard. Le torero de Chiva, avec la technique qu’on lui connaît, parvint à tirer le peu de jus que recelait cet ectoplasme bovin avant de l’occire d’une quasi-entière concluante. Palmas.

Sébastien Castella parvint à s’exprimer face au troisième, de Parladé, qui fut un adversaire noble et de bonne composition bien que manquant un peu de cette chispa qui aurait pu en faire un toro notable. Faena dans le style maison avec des muletazos limpides et templés conclue comme de coutume dans les terrains de proximité. L’oreille jusque là acquise s’envola suite à un mauvais maniement de l’acier. Salut.

Le quinto donna quelques illusions au premier tiers, puis se dégonfla très vite en début de faena, fuyant l’étoffe du biterrois qui, faute de matière première, abrégea d’une estocade trasera. Silence.