Séville. 21 avril. La médiocrité ganadera s’installe.

Capture d’écran 2015-04-22 à 11.34.38Les toros d’El Pilar, bien présentés, ont poursuivi dans la ligne tracée par les précédentes ganadérias, à savoir qu’ils ont manqué de race, ne relevant pas le niveau d’une feria qui flirte pour le moment avec la médiocrité.

Finito de Cordoba (photo : Arjona) fut, comme d’habitude, un torero de détails, et si certains s’en contentent, ça ne fera pas pour autant de lui un torero d’époque. Sa faena face au premier fut donc un ensemble de passages à vide et de beaux gestes, et comme toujours il tua sans s’engager, laissant une lame basse qu’il compléta de deux dessables. Salut.

Le quatrième n’offrait aucune option de succès. Sans mobilité ni envie, il accusa un manque de forces patent. Finito n’insista pas. Silence.

José Maria Manzanares, pilier de cette feria d’avril, eut affaire à un premier bicho qui s’employa dans les premiers tiers (il poussa avec une certaine bravoure au cheval) avant de baisser pavillon et de se mettre à protester. Longue faena avec un final un peu plus relevé quant le torero d’Alicante décida, un peu tard, de rentrer dans le toro. Estocade en deux temps. Silence.

Manzanares passa son tour au cinquième, rejoignit l’infirmerie à cause d’un malaise causé par une gastroentérite, puis en ressortit pour combattre son second adversaire en sixième position. Ce dernier toro, manso et parado, ne lui permit rien et la tarde s’acheva par un nouveau silence après un final en deux temps avec l’acier.

Daniel Luque se montra au-dessus d’un manso troisième peu enclin à collaborer. Trasteo propre et volontaire du torero de Gerena qui salua après une superbe estocade au second envoi.

Luque affronta donc en cinquième position le toro le plus manso et le plus mauvais de l’encierro, un bicho dangereux qui n’offrit pas une seule passe au garçon. Silence après quatre entrées a matar.