Vergèze. Les Prieto de la Cal se préparent pour dimanche.

Capture-d’écran-2014-12-07-à-18.37.34Vergèze propose ce dimanche aux aficionados un rendez-vous avec le mythique élevage de Prieto de la Cal.

Un peu d’histoire.

Mythique parce que la ganaderia est l’une des dernières à se prévaloir de posséder des toros de caste Vasqueña, une caste qui remonte à 1778 lorsque Vicente José Vasquez prend la direction de la ganaderia formée par son père avec du bétail d’origine Cabrera élevé par des religieux autour de Séville et Jerez.

Il y ajoute du bétail de même origine acheté à José Cabrera, au Marquis de Casa Ulloa et à Juan José Becquer, puis en 1790 du bétail de provenance de la ganaderia du Conde de Vistahermosa qu’il s’applique à croiser avec les Cabrera pour façonner avec succès le toro dont il rêve.

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A sa mort, la majeure partie de la ganaderia (700 têtes sur les 1300 existantes) est achetée par le roi Fernando VII qui l’installe près d’Aranjuez. Un croisement est alors effectué entre les vaches Vasquez et des étalons de caste Jijona provenant de l’élevage du Marquis de Gaviria.

En 1835, la ganaderia passe dans les mains du Duc de Veragua et du Duc d’Osuna qui éliminent les produits de sang Jijon. En 1849, au décès du Duc d’Osuna, la ganaderia reste dans les seules mains du Duc de Veragua.

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La ganaderia revient en 1930 à Juan Pedro Domecq de Villavicencio qui y ajoute du sang Parladé via le Conde de la Corte. Le troupeau compte alors trois origines : les purs Vasqueños, les purs Parladé et le bétail issu du croisement des deux. La ganaderia sera ensuite partagée entre les trois frères Domecq, Fernando héritant de la plupart des purs Veragua qu’il revendra ensuite très vite à José Enrique Calderon, lequel le vendra ensuite en 1945 à Tomas Prieto de la Cal.

Placés sous le fer de Florentino Sotomayor (fer actuel), les Veragua connaissent le succès jusqu’à la maladie de Tomas dans les années 60 qui laisse l’élevage sans soins. A sa mort en 1975, l’actuel ganadero n’a que 9 ans et la famille, soutenue par de nombreux amis dont Antonio Bienvenida, maintient tant bien que mal le troupeau.

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Enfin en 1983, à 17 ans à peine, Tomas prend les rênes de l’élevage et par une sélection très stricte s’attache à retrouver ce qui fit la renommée de la ganaderia.

C’est le résultat de ses nombreux efforts qui foulera dimanche la piste gardoise, souhaitons le avec succès, et si la météo le permet … On croise les doigts !

(Photos des toros de Vergèze : Julie Bérard)

Prieto de la Cal