Arles. 6 avril (matin). Andy Cartagena et Léa Vicens a hombros, mais …

PAC_2598Trois-quart d’entrée pour cette corrida de rejon dont le résultat comptable ne reflète pas la réalité de la piste.

Des toros de Murube d’une présentation supérieure (en faisant abstraction des armures), les trois derniers notamment et qui se prêtèrent au jeu à des degrés divers. Des bichos qu’on aurait bien aimé voir devant des piétons si ceux-ci ne boudaient pas l’encaste.

PAC_2644Rui Fernandez souffla le chaud et le froid successivement lors de ses deux prestations. Il sut ainsi fixer avec beaucoup de métier le premier bicho de cette matinale, un animal abanto de salida qui finit par se prendre au jeu et termina a mas. Belle prestation du rejoneador portugais qui templa les charges de son opposant, maîtrisa les terrains et cloua avec sûreté (mais souvent pas à l’étrier) rejones de castigo, banderilles à une, puis à deux mains, finissant par les roses. Les galops en appuyers, les changements de pistes et les pirouettes donnèrent un certain relief au trasteo et le rejon de muerte très trasero ne le priva pas de trophée.
PAC_2771Il fut par contre complètement débordé par son second dont jamais il ne sut apprécier la vitesse d’embestida et fit bousculer ses montures à maintes reprises. Dans ce cas-là, point n’est besoin de détailler les poses, car si le Murube avait été en pointes, le garçon se serait très vite retrouvé à pieds. Deux rejons contraires latéraux, descabello. Silence.

PAC_2665Avec Andy Cartagena, on joua dans une autre catégorie. Bien capté d’entrée, le second Murube prit deux rejones de castigo et suivit correctement le cheval qui se déplaçait en appuyers au galop avec un remarquable équilibre. Le neveu du grand et regretté Gines cloua ensuite avec beaucoup de sûreté quatre banderilles, les deux dernières al violin, puis trois courtes, fit pirouetter, cabrer et même asseoir ses montures avant d’occire son opposant d’un rejon de muerte contraire au second assaut. Deux oreilles.

PAC_2788La lidia du quinto commença par la pose correcte de deux rejones de castigo, puis les choses se gâtèrent un peu lorsque le garçon fit bousculer ses montures lors de la pose des banderilles plantées au demeurant avec habileté. Comme lors de la lidia du premier, le trasteo fut agrémenté d’appuyers au galoop à deux pistes, pirouettes et autres piaffers et passages ainsi que d’un inédit déplacement sur vingt mètres cheval cabré. Spectaculaire mais rien à voir avec la corrida. Rejon de mort très en arrière après trois banderilles courtes et deux oreilles bien excessives qu’un numéro de cirque ne saurait justifier.

PAC_2747Léa Vicens, toujours aussi belle cavalière, m’a paru hier un peu crispée. Elle prit pas mal de risques lors de la lidia du premier esquivé de peu chaque fois lors des poses. Trois rejones de castigo dont un très latéral, des poses de banderilles plus assurées (une al violin) en citant de face et en décomposant les temps mais souvent à la limite de la bousculade. Metisaca et rejon de muerte trasero après les roses. Oreille régionale.

PAC_2802La lidia du dernier commença par une longue poursuite où Léa et sa monture faillirent être projetées contre les planches, le quite du peon venant beaucoup trop tard. Trois rejones de castigo (le second pas enfoncé), et des banderilles posées correctement al quiebro à nouveau en décomposant les temps, une paire al violin puis deux courtes. Rejon de mort efficace et habile sur un toro à l’arrêt. Oreille.

Reseña et photos : Paco.