Olivenza. 8 mars (matin). Les quatre novilleros a hombros.

Capture d’écran 2015-03-08 à 19.38.03Les novillos d’El Freixo, bien présentés, ont donné plus de jeu que les Talavante de la veille. Et comme sur leur chemin ils ont trouvé quatre novilleros décidés et talentueux, tout s’est terminé par la sortie a hombros des quatre aspirants (photo : Arjona) avec pas moins de dix oreilles coupées.

Posadas de Maravillas reprenait le chemin des ruedos après quatre mois d’inactivité. Ça ne s’est pas senti et son toreo face au bon novillo d’ouverture fut des plus goûteux, jusqu’au coup d’épée final qui libéra deux mouchoirs. Un peu moins à l’aise face au brave quinto avec lequel il ne sut trouver l’accord que par moments, on n’apprécia que des détails trop isolés pour convaincre (silence).

Ginés Marin, pour son second contrat, n’a pas laissé passer l’occasion de montrer que son succès de la veille ne devait rien au hasard. Bien au capote, le novillero de Jerez sut aussi convaincre par une muleta tenue très bas pour des séries, droitières notamment, de belle facture. Bonne estocade après final encimista et deux oreilles pour Marin. Si la première faena séduisit sur la droite, c’est du côté gauche que le garçon afficha cette fois ses belles manières, conjuguant pureté et esthétique jusqu’à une demi-lame portée a recibir qui fit tomber un pavillon supplémentaire.

Pablo Aguado, qui débutait en piquée, reçut son premier a porta gayola, puis composa une faena d’inégale intensité due aux complications de l’animal, lequel bouscula le garçon par deux fois sans conséquences. Sa volonté lui valut une ovation. Le bon septième lui facilita davantage la tâche. Et cette fois, avec une moindre tension, Aguado put montrer sa personnalité et sa belle conception du toreo, notamment sur la main droite, le passage à gauche s’avérant moins concluant. Deux oreilles.

Juan Carlos Carballo faisait lui aussi ses débuts avec chevaux. Il eut la chance de rencontre pour ses premiers pas dans la catégorie un novillo noble et collaborateur, ce qui eut pour effet de le mettre en confiance. Ainsi, après avoir reçu son opposant par deux largas de rodillas, il initia et termina sa faena  de façon originale par des manoletinas sans l’épée, muleta pliée. Ses bonnes manières et sa fraicheur lui valurent de couper deux pavillons après un bon coup de rapière. Bien à nouveau face au dernier novillo, il signa une longue faena volontaire au cours de laquelle il fut bousculé sans mal et coupa une nouvelle oreille.