Pontonx. 1er mars (matin). Le poignet de Pepe Luis Vasquez et la ceinture de Juan Mora.

FullSizeRender 7Pontonx-sur-Adour. Festival taurin, jolie petite entrée matinale pour cette réinauguration taurine. Six novillos d’Astolfi, bien présentés, très mobiles, tous une pique véritable, le premier et le dernier faibles, le troisième récompensé d’une vuelta posthume.

  • Pepe Luis Vazquez. Une demi-lame prudente, vuelta.
  • Juan Mora. Un tiers de lame et deux descabellos, une oreille.
  • El Fundi. Une immense estocade, deux oreilles.
  • Juan Leal. Cinq pinchazos, deux descabellos, salut.
  • Andrés Manrique. Une entière, une oreille.
  • Luis Husson. Une demi-lame, une oreille.

FullSizeRender 3Malgré les ans, et les cheveux qui blanchissent, Pepe Luis Vazquez n’a rien perdu de la magie de son poignet. Pendant quelque minutes, avec un novillo malheureusement un peu faible, il a illuminé l’arène de Pontonx par la finesse de ses gestes, que l’on retienne ses demi-chiculinas, ses ayudados, ou quelques changements de main proches de la sorcellerie. Du grand Pepe Luis Vasquez pour faire de la tauromachie un rêve.

ROM_0098Comme il y a une vingtaine d’années Juan Mora a manifestement pris plaisir à se faire passer les cornes à quelques millimètres de la ceinture. A la cape, toujours aussi fin, il déclencha les premiers «olés» de la matinée. Soulignons ses trincheras qui, dans ses mains, deviennent de véritables figures de style, et beaucoup de douceur et de lenteur dans ses naturelles. Le sortilège Juan Mora était de retour. Mais pourquoi donc cette rapidité dans la mise à mort, à la sortie d’une figure sans même prendre le temps de cadrer le taureau. Dommage il y aura beaucoup perdu.

FullSizeRender 2El Fundi demeure le grand maître classique de ce festival. Comme si toutes ses passes étaient disséquées au scalpel, il livre des muletazos parfaits et souvent surprenants de lenteur. Il décompose chacun de ses mouvements et torée avec l’application d’un jeune élève. Très souvent il frôle la perfection si elle existe. Mais comme à l’ordinaire, il reste un peu froid, loin de la chaleur de ses deux prédécesseurs. Avec son immense estocade il est le seul a repartir avec deux oreilles.

FullSizeRender 6Juan Leal, toujours très doux et harmonieux dans sa tauromachie, reste appliqué et lent tout au long de sa faena. A gauche, il invite à rêver. Mais il échouera au moment de tuer. Dommage !

ROM_0300Andrés Manrique, venu de sa Colombie natale pour défendre la cause taurine, s’est surtout montré sur sa main gauche, par instant magique. Après quelques hésitations il a su dominer un animal très rapide et brusque dans ses charges.

FullSizeRender 9Louis Husson hésita un moment avant de trouver le bon sitio. Puis il interpréta un répertoire classique dont l’intérêt ne cessait de monter au fil des passes. Sur les derniers instants il adopta une certaine décontraction et toujours cette muleta lente et basse.

FullSizeRender 8
Louis a invité son banderillero El Santo, natif de Pontonx
FullSizeRender 6
Remise d un prix surprise au trio Zocato-Mariou-Jacobi pour leurs images

Une matinée placée sous le signe de la tauromachie éternelle.

Reseña : Jean-Michel Dussol. Photos : louise2z et Romain Tastet.

Ci-dessous le reportage photo complet de louise2z et Romain Tastet.