Arles. 8 avril (matin). Toros de Jalabert.

Toros de Luc et Marc Jalabert, de présentation irréprochable , difficiles pour la plupart.

Angel Teruel : blessure.

Tomasito (1, 3 et 5) : silence, salut au tiers et salut au tiers.

Esau Fernandez : salut au tiers, sifflets et sifflets.

Angel Teruel blessé au visage par le premier toro de la matinée : cornada de 10 cm de longueur au côté droit du visage. Selon les dernières nouvelles, l’oeil ne serait pas atteint.

Angel Teruel ne parvint pas d’emblée à canaliser suffisamment les charges du premier pour arriver à planter ses pieds dans le sable arlésien, sauf pour esquisser une demi-véronique. Peu enclin à se laisser fixer, l’animal s’échappa pour s’en prendre au cheval où il poussa un peu sur une courte ration de fer bissée à l’identique. Le bicho s’avéra tardo dans le capote de Tomasito qui parvint à force d’insistance à composer un quite par chicuelinas et rebolera. Débutée par doblones et élégante trinchera, la faena fut inégale et sans grande transmission, avec toutefois l’excuse d’un vent gênant. Averti pourtant par deux fois, le garçon ne tint pas assez compte des extraños de ce Jalabert pas clair du tout dans ses intentions et si fit surprendre par un départ inopiné de l’animal qui l’envoya en l’air puis qui le reprit au sol. Tomasito expédia le bicho d’une trois-quart desprendida au second assaut complétée de deux descabellos. Arrastre sifflé.

L’ordre de la course fut donc changé et Esau Fernandez combattit donc les 2, 4 et 6. Le deuxième commença par arracher le capote des mains du garçon qui reprit très vite et très bien les commandes pour embarquer le bicho dans des véroniques autoritaires rématées par belle demie. Ce beau negro de 540 kg poussa bien lors des deux rencontres prises avec une certaine alegria avant que Tomasito ne lui serve un quite par véroniques et rebolera. Initiée par une passe cambiada au centre, et malgré un bicho qui derrotait en fin de passe, le trasteo principalement droitier fut des plus honorables avec quelques détails dignes d’intérêt. Le Jalabert fit lui aussi une paire d’extraños qui conduisirent l’espagnol à jouer la prudence lors de la suerte suprême : pinchazo, tiers de lame, demi-ration tendida, descabello. Salut au tiers.

Le quatrième fut accueilli par bonnes véroniques avant de s’échapper pour aller taper alternativement cinq fois dans le matelas des deux piqueros de service, sortant seul à chaque reprise. Ce manso tardo et vite avisé décontenança Fernandez qui prit très vite la solution d’abréger. Mise à mort longuette par tiers de lame latérale, tiers de lame en place, pinchazo en prenant les boulevards périphériques, le tout suivi de sept coups de verdugo. Sifflets pour les deux opposants.

Face au sixième, point de rachat. Rien au capote, une longue pique carioquée suivie d’un picotazo et même abandon au bout de deux séries droitière dessinées sans autorité ni conviction. Entière bien caida, limite bajonazo. Sifflets.

Tomasito reçut le troisième par une larga cambiada afarolada de rodillas suivie d’une série de correctes véroniques. Le bicho cogna deux fois brièvement dans le matelas, puis fit une spectaculaire vuelta de campana. Entamée sur la corne droite, la faena connut d’estimables séquences sur ce même piton avant que l’animal ne s’avise et complique la tâche de l’arlésien. La corne gauche s’évérant peu fréquentable, Tomasito arracha une paire de série de derechazos, superflue la seconde car périlleuse et sans impact sur le résultat final. Mete y saca, trois-quart contraire et tendida. Deux avis et salut au tiers.

Face au quinto, Thomas sécha au capote avant d’envoyer le Jalabert au cheval pour une bonne première pique suivie d’une seconde pour la forme. Débutée par statuaires, la faena ne put décoller par manque de transmission d’un bicho qui ne répétait pas. Le garçon dut arracher des muletazos à un toro qui peu à peu s’avisa et se serra sur lui. En panne d’arguments, le jeune torero abrégea le débat d’une demi-lame tendida complétée d’un descabello. Salut au tiers.

Paco