Vergèze. 1er avril (matin). NSP.

Quatre erales de Roland Durand et un de La Sardane.

Antonio Arrebola (de l’école taurine de Catalunya) a encore beaucoup de chemin à faire pour parvenir au but souhaité (s’il y arrive). Face au quasi-invalide premier (lésion en descendant du camion, m’a-t-on dit), le garçon n’a compris qu’en fin de trasteo qu’il fallait toréer à mi-hauteur, sans brusquerie, et remater par le haut, d’où les nombreuses chutes d’un bichito qui semblait avoir des qualités. Demi-lame caidita après pinchazo. Silence.

Face au faible troisième, le catalan de Sabadell se montra brouillon au capote et maladroit avec la muleta, répétant les mêmes erreurs qu’à son premier. Son toreo codillero et son inexpérience donnèrent tous les avantages au Durand qui ne se priva pas d’aller chercher le garçon derrière le leurre. Entière tendida après lame atravesada. Silence.

Victor Tallon (de l’école taurine de Madrid) s’était fait remarquer en 2011 lors de la compétition «El Camino hacia el Toreo), finissant 6ème sur 41 novilleros. Son bon classement n’est pas le fruit du hasard. On a vu hier matin un garçon appliqué, bon technicien et capable de dessiner de jolies choses sur le sable. Face au bon second de la matinale, il signa une belle réception au capote par véroniques et demie, se montra facile avec les banderilles, puis composa une bonne faena sur les deux bords, embarquant bien dans l’étoffe un eral qui se serrait sur lui et coupait le terrain. A noter quelques limpides naturelles. Entière delantera contraire. Oreille.

Le quatrième était aussi un bon novillo, moins compliqué que le second mais exigeant une certaine technique. Initiée à gauche, la faena fut variée et élégante, souvent bien templée. Final par redondos et circulaires inversées sans excès. Tallon en termina d’une entière contraire légèrement atravesada et récolta le second pavillon de la matinée.

Santiago Sanchez Mejia (de l’école taurine de Nîmes), vainqueur du Bolsin de la veille, hérita du novillo de la Sardane (Tino Lopez et Patrick Aurillon) d’origine Santa Coloma par Pablo Mayoral. Le bicho laissa entrevoir quelques qualités que son extrême faiblesse masqua en grande partie. Santiago toréa intelligemment à mi-hauteur mais ne réussit pas à empêcher les nombreuses chutes. Une voltereta sur faute d’inattention et quelques bons détails avant un mete y saca et une entière delantera. Palmitas.

Paco