Cinquante raisons de défendre la corrida.

Francis Wolff. Editions « Suerte ». 5 €

 Après son remarquable ouvrage « Philosophie de la corrida », Francis Wolff nous livre un argumentaire en 50 points. Clair, concis et argumenté, le plaidoyer ne convaincra pas les antis, lèvera peut-être les doutes des indécis et confortera les aficionados.

Il n’a a qu’un seul argument contre la corrida, et ce n’est pas vraiment un argument. Cela s’appelle la sensibilité. L’aficionado doit l’admettre : beaucoup de gens sont profondément émus par l’idée de la corrida. Mais les adversaires de la corrida doivent savoir que les aficionados sont aussi sensibles qu’eux à la souffrance. S’ils vont aux arènes, ce n’est pas par jouissance perverse, c’est par admiration pour le combat du taureau et la vaillance de l’homme.

La sensibilité n’est pas un argument, et c’est la plus forte raison qu’on peut opposer à la corrida. Mais la sensibilité des uns ne peut pas suffire à condamner celle des autres.

On trouvera dans ce petit livre trois sortes d’arguments pour défendre la corrida : ceux qui répondent aux accusations les plus graves qu’on lui oppose ; ceux qui expliquent les valeurs (écologiques, culturelles éthiques, esthétiques) dont elle est porteuse ; ceux qui dénoncent les dangers des campagnes « animalistes » qui s’en prennent à elle.

Ces raisons devraient convaincre les esprits ouverts que la corrida n’est pas un spectacle cruel et barbare, mais une source inépuisable d’émotions et de joies pour tous ceux qui la comprennent.