AccueilActualitésActualités 2017Villeneuve de Marsan. 26 mars. Puerta cerrada pour Thomas Dufau.

On a pensé à Manolo Cortés alors que Thomas Dufau tuait deux toros  «a puerta cerrada».

Le soleil avait crevé les nuages… mais le moral n’y était pas, dimanche matin, à Villeneuve-de-Marsan. Personne n’avait oublié que Manolo Cortés, qui s’était éteint la soirée précédente, avait dans les années 1990 organisé de très nombreux festivals de printemps où il avait fait toréer, entre autres, ses amis Rafael de Paula, Curro Romero, Roberto Dominguez, Espartaco etc.

Thomas Dufau ressentait plus douloureusement encore ce moment, lui qui est devenu torero par admiration et passion pour Manolo Cortés. Thomas avait invité quelques amis pour un tienta le matin et pour la tarde, la mise à mort, a puerta cerrada, de deux toros de Patrick Laugier.

Si la première vache du Landais Jean-Louis Deyris fut excellente, on ne peut pas dire la même chose des deux autres. La seconde sautant dans le callejon parvint à quitter les arènes et fut rattrapée à la sortie du village… «Cet encierro improvisé ne sera pas reconduit pour les fêtes du mois d’août», affirmait Jacque Grué, président du Club taurin villeneuvois !

La tienta où Thomas Dufau a su se faire plaisir avec style a permis de revoir Yannis, un ancien élève de l’école Adour-Afición, qui, à l’issue d’une année sabbatique, a repris l’épée et est entré dans le cycle de la novillada piquée en Espagne. Yannis a lui aussi dégagé quelques instants pour se faire plaisir.

C’est à partir de 16 heures que les toros des Dos Hermanas sont entrés en piste. Le premier, un colorado, fut solidement châtié par Nicolas Bertoli avant de s’engouffrer dans la muleta de Thomas qui le conduisit essentiellement sur la main droite. L’animal n’allait pas toujours au fond des passes. Explications de l’éleveur : «Ce toro a été sévèrement corrigé par ses congénères. Si je n’étais pas intervenu, ils l’auraient tué. Il a perdu beaucoup de poids». Effectivement il paraissait par instant se ressentir de cette «rouste». Par contre une noblesse irréprochable pour cet animal aux origines pur Juan Pedro Domecq venues de chez Sanchez Arjona. Thomas parvint à lui arracher quelques naturelles très profondes et lentes. Il en termina avec un trois-quarts de lame.

Par quelques amples et lentes véroniques, Thomas accueillit son deuxième adversaire. Un tercio très agréable, étincelant dans la lumière. Là aussi, l’unique châtiment fut solide et pris avec bravoure. Thomas repartit pour un festival sur la droite avec une rigueur toute castillane. Beaucoup de lenteur, une muleta très basse, le bonheur de la tauromachie. Par contre ce fut plus crispé sur l’autre main et finalement le deuxième Juan Pedro, d’origine Daniel Ruiz termina son combat à droite… avec cette froideur qui est le style des grands toreros du cœur de l’Espagne. Deux fois trois-quarts de lame et un descabello, pour terminer cet entraînement.

Thomas était à huit jours de sa première course, à Gamarde. Bonne impression avant ce début de temporada 2017.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.

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