AIRE SUR L’ADOUR. DIMANCHE 23 OCTOBRE 2011. INTÉRESSANTE CORRIDA D’HUBERT ET FRANÇOISE YONNET

 

Ce lot de Yonnet initialement prévu pour Barcelone n’avait finalement pas été retenu par l’empresa catalane.

Robert Pilès et Hubert Yonnet en association avec le Junta des Peñas Aturines ont donc monté cette course. Sérieux de présentation, bien armés et costaud de coffre, les pensionnaires de la Bélugue furent tous applaudis lors de leur entrée en piste et à des degrés divers à l’arrastre. Côté comportement, le lot est sorti encasté, avec des « pattes » excepté le 1 plus faible. Le 6 fut le meilleur. Les cinq premiers portaient le fer de Monsieur, le dernier celui de Madame.


Le tambour major, portant le 738, est un beau negro burraco qui montre quelques problèmes de locomotion. Le cornu reçoit les deux piques réglementaires sans s’employer et en s’agenouillant à chaque sortie. Castaño débute à droite, baisse un peu la main mais le bicho goûte le sable. A gauche, Javier reste prudent. Il réussit à tirer quelques passes lors de son retour à tribord mais il se fait accrocher à la cuisse gauche sans gravité. Il cloue une entière contraire qui libère quelques mouchoirs sur les étagères. Tour de piste pour le maestro et applaudissement à la sortie des mules.


Le 744, negro salpicado, se fait accueillir par Manuel Escribano qui confectionne une larga afarolada à genoux. Le cornu ne pousse pas sous la première pique trasera puis partant de plus loin, il ne subit qu’un léger picotazo. Entre les deux puyas, le sévillan sert un quite osé par faroles alors que le bicho se montre collant. Le maestro partage les palos avec Savalli et se fait remarquer par un quiebro por dentro le long des tablas encore une fois risqué. L’espagnol initie sa faena au centre de la piste par des cambiadas. Par la suite il n’avance guère la jambe pour peser sur un Yonnet qui ira a mas. Des derachazos et des naturelles certes, mais rien de sincère, plutôt profilé et peu croisé. Il occit son adversaire d’une demi-lame au troisième envoi et d’une paire de descabellos. Salut après un avis.


Savalli gagne du terrain en conduisant correctement son adversaire à mi-ruedo. Le cornu pousse sur sa corne droite contre le peto puis soulève le lourd groupe équestre de la cuadra du Pimpi. Apres cette puya arrière, le toro revient une seconde fois pour un picotazo. Le maestro rend la pareille à son compagnon-banderillero pour les bâtons. Avec la flanelle, le Français se montre brouillon à tribord. Le cornu distrait, gratte au sol, part, ne part pas, difficile de composer une faena. En s’engageant un peu plus, il me semblait qu’il y avait un peu plus de possibilité. L’Arlésien plante une entière contraire perpendiculaire au deuxième essai. Avis et silence.


Le 758, negro bragado, sort en quatrième position. Castaño le sort des planches par une brega. L’animal reçoit une première pique dans le flan, une seconde trasera où il met peu les reins et enfin une troisième picotée. Ovation pour la sortie du castoreño, Tito Sandoval. Les deux bonnes poses de David Adalid lui permettent de saluer à l’issue du deuxième tiers. L’animal, qui n’a pas le phénotype d’un Yonnet, est un compliqué donnant des coups de têtes et qui ne permet pas grand chose. L’estocade, de qualité bien qu’un peu atravesada, précède un descabello mortel. Salut qui se transforme en vuelta ! …


Le quinto, numéroté 765 mais sans devise, est lourd et très armé. Comme son frère sorti en 2, il reçoit une larga afarola de rodillas puis trois rations de fer. Il pousse bien contre le matelas lors de la première rencontre alors que la pique est trasera, il file sur le second picador qui lui plante la pique dans le flan. Le cornu se montre tardo sur la dernière où il pousse mais sort rapidement seul. Applaudissement au piquero. Le maestro pose les palos dont un  nouveau quiebro cette fois-ci « por calafia » le long des tablas. Brindis à Basilio Martin pour son dernier toro en tant que peon. Avec la muleta, Escribano veut en découdre mais le toro sérieux, combattant, n’est pas du style à se faire « berner ». Le maestro réalise quelques passes et évite les derrotes. Il tue l’animal d’une demie trasera. Vuelta pour l’espagnol.


Le dernier de l’envoi, numéro 738 mais avec le fer de Françoise, est vif. Savalli lui sert une larga avec farols au sol, puis le conduit vers le centre par un capeo composé de véroniques, de chicuelinas, d’une larga mais le diestro se fait subtiliser le leurre. Monnier pique mal l’animal par deux fois, laissant par ailleurs la lance accrochée à l’animal après la deuxième rencontre. La bicho poursuit le maestro aux planches lors des trois poses de banderilles. L’Arlésien gagne du terrain sur son adversaire mais le toro a du moteur et se montre un vaillant combattant, il le désarme par deux fois. Vexé par une réflexion d’un spectateur lui demandant de toréer, le maestro sert deux séries rythmées de bonne facture. L’échec aux aciers, quatre coups d’épée et trois verdugos divise le public.



Arrivée de la présidence avec 5mn de retard, mais avec quelques applaudissements…Monsieur le Président Matias Gonzalez de Bilbao oblige…

Une minute de silence à l’issue du paseo en mémoire d’Antoñete et de l’éleveur Alfonso Guardiola.

Présentation des deux diestros espagnols dans ce ruedo.

Ovation à Basilio Martin qui se fait couper la coleta par Manuel Escribano après la mort du cinquième.

2h35 de course.

O. B

lundi 24 octobre 2011

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