Mauguio. 3 juin. Toros de Dos Hermanas.

Lorsqu’on a passé comme moi le week-end dernier à Vic et qu’on assiste à la corrida d’hier, on a l’impression que l’on vient d’une autre planète, qu’on passe du rêve à la réalité. Car c’est bien ça, hélas, la réalité : des toros d’une pique, souvent faibles, nobles et qui collaborent sans trop poser de problèmes. Bref, le toro moderne tel qu’on le voit défiler tout au long de nos temporadas et pas seulement dans les petites arènes. J’ai vu pas mal des corridas de Valencia, de Séville, de Madrid dernièrement (dans mon fauteuil sur Canal + Toros bien sûr), la triste réalité ganadera s’impose comme une fatalité.  Lire la suite →

Vic Fezensac. 27 mai (matin). Corrida-concours.

Toros (par ordre de sortie) de Carriquiri, Moreno de Silva, Fidel San Roman, Esteban Isidro, Alcurrucen et La Reina pour Antonio Barrera, Ivan Garcia et Morenito de Aranda.

Tranchant avec les années précédentes, la concours de cette année a maintenu l’attention de bout en bout, avec des toros bien présentés dans l’ensemble, solides (à l’exception du sixième) et qui ont pris des piques (trop pour certains qui ne purent aller au bout de leurs intentions).

J’ai compté 23 rencontres avec la cavalerie, dans des styles divers, soit près de quatre piques par concurrent. Où peut-on voir cela à l’heure actuelle ?

Voici donc cette concours par le détail. Les photos viendront prochainement (pas toujours facile de travailler dans de bonnes conditions en déplacement). Lire la suite →

Vic Fezensac. 25 mai (matin). Erales et novillos du Lartet et de l’Astarac.

Deux erales de l’Astarac (Jean-Louis Darré) et du Lartet (Paul et Jérôme Bonnet) pour Borja Jimenez.

Deux novillos de l’Astarac (remplacé par un sobrero du même fer) et du Lartet pour Javier Jimenez.

La course débuta par une remise de prix aux deux ganaderos régionaux, prix offerts par l’Union des Clubs Taurins. Lire la suite →

Nîmes. 23 mai. Toros de Victorino Martin.

Toros de Victorino Martin, dont trois quatreños (1, 2 et 6) et trois cinqueños (3, 4 et 5), aux poids affichés de 487 à 540 kg, dans le type Albasserada, de jeux et de comportements divers, plutôt compliqués dans l’ensemble, le 5 représentant l’alimaña de la maison. Lire la suite →

Alès. 19 mai. Toros de Hoyo de la Gitana.

Toros de Hoyo de la Gitana (origine Santa Coloma), bien présentés dans l’ensemble, plutôt solides à des degrés divers, quatre d’entre eux ayant passé les cinq ans. Le cinquième honoré de la vuelta al ruedo posthume. Un sobrero de Bruno Blohorn (6ème bis), desigual de présentation. Lire la suite →

Jean-Michel Gouffrant. Médecin de toreros

Impeccable toujours, se baladant de burdalero en burladero avec une simplicité qui n’est pas forcément de mise dans ce milieu, Jean Michel Gouffrant est une figure du callejón.

Il dénote un peu avec ce flegme anglais qu’il affecte dans cet environnement bruyant, versatile et passionné. Il est donc accepté sans difficulté.

Sa liberté de ton est totalement intégrée, car il ne peut y avoir ni méchanceté ni malveillance dans les propos d’un homme dont la fonction est de sauver des vies, soulager des blessures et qui, de ce point de vue, a fait ses preuves.

Ce livre est un dialogue libre entre le docteur Gouffrant et Pierre Vidal.

Editions Gascogne. 131 pages. Prix 14 €

Palavas. 8 mai. Toros de Santiago Domecq.

Toros de Santiago Domecq, présentés pour la circonstance, plutôt faibles dans l’ensemble (cinq piques light et un picotazo), relativement nobles. Bref, le toro moderne pour figuras. Mais bon, les spectateurs garnissant presque totalement les gradins étaient venus pour les toreros, et en cela ils n’ont pas été déçus. Beaucoup étaient venus voir El Juli, grand absent des ferias de début de saison et dont c’était la première apparition de l’année en France. Le madrilène s’est montré à la hauteur des attentes du public, grand professionnel, fin technicien, mais j’ajouterais aussi pour faire bonne mesure fin tricheur, principalement lors de la suerte suprême où il pratique habilement l’art de l’esquive. Lire la suite →

Palavas. 6 mai Corrida de rejon.

Toros de Hermanos Sampedro, afeités correctement pour la circonstance mais pas tronçonnés comme on peut le voir dans certaines plazas. Tous ont donné du jeu à des degrés divers, la palme revenant au premier, fort justement honoré de la vuelta posthume, un bicho brave et encasté, chargeant avec classe et pas mal d’alegria. Les éleveurs présents au callejon furent appelés à saluer à l’issue du combat de ce toro. Lire la suite →

Saint Martin de Crau. 29 avril. Toros de Cebada Gago.

Le soleil était revenu sur Saint Martin de Crau après les fortes pluies de la nuit, peu de vent, à part quelques rafales passagères qui gênèrent par moments les toreros, et surtout en piste des toros, des vrais, cinq nés entre décembre 2006 et avril 2007, le benjamin sorti en 4ème position né lui en septembre 2007. Un lot homogène en poids : de 530 à 560 kg. Et surtout 21 piques à afficher au compteur dont la plupart assez appuyées. Tous furent solides, si on excepte quelques génuflexions dues au traitement infligé au premier tiers. Bref, de quoi réjouir les aficionados présents, beaucoup moins les toreros dont deux furent en dessous du seuil de flottaison, quand ils ne coulèrent pas complètement. Un naufrage dont la voltereta subie par le chef de lidia n’est sûrement pas étrangère. Voyons ceci par le détail. Lire la suite →

Saint Martin de Crau. 28 avril. Toros de Pagès-Mailhan.

Une tarde grise et venteuse, une chaleur venue d’Afrique (presque 30°). Des toros de Pagès-Mailhan d’origine Arranz par César Chico, un peu juste de présentation pour certains, tous nés entre mars et avril 2008 (une herbe de plus les aurait favorisés), pas très armés (leur encaste ne l’est pas en général mais …) et manquant souvent de moteur.  Lire la suite →

Châteaurenard. 21 avril. Festival des matadors français.

Festival de l’Association des Matadors Français. Novillos (dans l’ordre de sortie) offerts par les ganaderias françaises Tierra d’Oc, Pagès-Mailhan, François André, Gallon, Fernay et Meynadier.

Temps gris, pluvieux pendant la lidia des trois premiers. Un petit tiers d’entrée. Lire la suite →

Ganaderia Jacques Giraud

Historique de la ganaderia.

Aficionado passionné, Jacques Giraud a franchi le pas et a formé sa ganaderia en juillet 1991 avec, dit-il, ce qu’il a trouvé, un peu de Santa Coloma d’origine Perez Tabernero acheté à Colombaud, un peu de Carlos Nuñez acheté à Durand, en tout 14 vaches et un étalon (fils d’un étalon de Manolo Gonzalez appartenant à la famille Gallon). Le reste, c’est du travail, du travail et encore du travail, un long travail de sélection pour arriver à la souche Giraud. Actuellement, le ganadero mène séparément deux troupeaux, celui de base avec un étalon de la maison et un second avec les vaches les mieux notés qui bénéficient des attentions d’un étalon de Jimenez Pasquau, le but étant à long terme d’aller vers le type Domecq apporté par le second étalon par absorption progressive du sang originel. Les troupeaux comptent actuellement 80 vaches de ventre et deux étalons. 

Localisation

La ganaderia est situé au Sambuc au domaine de la Tour du Cazeau. Sur les 200 hectares que compte le domaine, 120 sont réservés à l’élevage et 80 aux cultures (riz, blé, sorgo fourrager) avec une rotation pour tirer le meilleur parti des sols.

 Quelques dates 

En 1995, premières sorties : les erales choisis par El Andaluz sortent à Vergèze le 25 mars, à Saint-Gilles le 2 avril, à Marsillargues le 22 avril, à Vauvert le 14 mai.

Mais la présentation officielle a réellement lieu le 27 mai lors de la Romeria de Mauguio où six pupilles de la Tour du Cazeau sont mis à mort : un novillo pour le rejon et 5 becerros en novillada sans picadors. Jacques Giraud y reviendra les deux années suivantes.

Grand triomphe pour le ganadero le 20 août 2011 à Maubourguet où le lot envoyé sort excellent avec une vuelta pour les troisième et cinquième exemplaires, triomphe qui vaudra à Jacques Giraud d’être reconduit cette année au cartel. La novillada a d’ailleurs reçu le prix de l’UCTPR : meilleure novillada sans picadors 2011 dans le sud-ouest (voir ci-dessous).

Voir ci-dessous le compte-rendu de cette novillada.

Jacques Giraud tentera l’aventure de la novillada piquée en 2013 ou 2014. Souhaitons tout le succès possible à ce ganadero qui a la tête sur les épaules et qui a conscience que seul le travail près de ses toros lui apportera les résultats attendus.

Activités

Jacques Giraud élève aussi des chevaux croisés hispano-anglo-arabe sous le nom d’El Cruzado, reçoit des groupes, organise des stages de tauromachie et d’équitation de travail.

Pour vous renseigner, vous pouvez vous rendre sur le site : http://www.tour-du-cazeau.com/

Reportage réalisé par Paco le 4 avril 2012.

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Compte-rendu de la novillada du 20 août 2011

6 erales de Jacques Giraud, les troisième et cinquième exemplaires honorés de la vuelta al ruedo .

David Escudero Martin : ovation et oreille.

Tiago Santos : oreille et deux oreilles.

Cristian Valencia : oreille et oreille.

Environ 500 spectateurs avaient pris place dans les arènes du Bouscarret sous une chaleur caniculaire .Pari osé mais pari réussi pour la présentation dans le sud-ouest de la ganaderia provençale de Jacques Giraud. En effet le dénominateur commun au six animaux fut la caste et la mobilité.

Avec ce matériel, Martin Escudero sut canaliser et dominer dans un style épuré deux adversaires vendant chèrement leur peau.

Tiago Santos est sans contestation possible le triomphateur de cette tarde. Armé d’un bagage technique complet dans les trois tiers, son travail mettait en relief un grand sens du temple. Des poses de banderilles au millimètre en duo avec Cristian Valencia et une muleta suave furent un enchantement pour le public Bigourdan.

Cristian Valencia est lui un trémendiste qui combat de manière quelque peu désordonnée mais avec une folle envie de triompher. C’est ce qu’il fit dans un style brut mais qui laisse entrevoir de belles dispositions muleta en main.

Tiago Santos (Photo : Antoine Torrès)

Voir le compte-rendu complet de la novillada par Antoine Torrès :

http://maubourguettoros.com/index.php?option=com_content&view=article&id=52&Itemid=59

Aignan. 8 avril. Toros de Baltasar Iban.

Pour fêter les vingt ans de corrida dans le pueblo, les organisateurs gersois avaient décidé de renouveler un lot de Baltasar Iban après leur bonne prestation de l’an dernier. Le bétail, en ce jour pascal, a déçu l’aficionado, manquant de tout : bravoure, force, moteur, caste.. Bref une après-midi très ennuyeuse à oublier. Lire la suite →

Arles. 9 avril. Toros de Fuente Ymbro.

Cinq toros de Fuente Ymbro et un sobrero d’Antonio Palla (1).

Les toros de Fuente Ymbro étaient très attendus. La déception a été au niveau de l’attente. Des toros bien présentés,   mais faibles, sans transmission, qui ont généré beaucoup d’ennui tout au long de la tarde. Et ce n’est pas la sortie a hombros d’Ivan Fandiño qui pourra masquer cet échec ganadero. Lire la suite →

Arles. 8 avril (matin). Toros de Jalabert.

Toros de Luc et Marc Jalabert, de présentation irréprochable , difficiles pour la plupart.

Angel Teruel : blessure.

Tomasito (1, 3 et 5) : silence, salut au tiers et salut au tiers.

Esau Fernandez : salut au tiers, sifflets et sifflets.

Angel Teruel blessé au visage par le premier toro de la matinée : cornada de 10 cm de longueur au côté droit du visage. Selon les dernières nouvelles, l’oeil ne serait pas atteint.

Angel Teruel ne parvint pas d’emblée à canaliser suffisamment les charges du premier pour arriver à planter ses pieds dans le sable arlésien, sauf pour esquisser une demi-véronique. Peu enclin à se laisser fixer, l’animal s’échappa pour s’en prendre au cheval où il poussa un peu sur une courte ration de fer bissée à l’identique. Le bicho s’avéra tardo dans le capote de Tomasito qui parvint à force d’insistance à composer un quite par chicuelinas et rebolera. Débutée par doblones et élégante trinchera, la faena fut inégale et sans grande transmission, avec toutefois l’excuse d’un vent gênant. Averti pourtant par deux fois, le garçon ne tint pas assez compte des extraños de ce Jalabert pas clair du tout dans ses intentions et si fit surprendre par un départ inopiné de l’animal qui l’envoya en l’air puis qui le reprit au sol. Tomasito expédia le bicho d’une trois-quart desprendida au second assaut complétée de deux descabellos. Arrastre sifflé.

L’ordre de la course fut donc changé et Esau Fernandez combattit donc les 2, 4 et 6. Le deuxième commença par arracher le capote des mains du garçon qui reprit très vite et très bien les commandes pour embarquer le bicho dans des véroniques autoritaires rématées par belle demie. Ce beau negro de 540 kg poussa bien lors des deux rencontres prises avec une certaine alegria avant que Tomasito ne lui serve un quite par véroniques et rebolera. Initiée par une passe cambiada au centre, et malgré un bicho qui derrotait en fin de passe, le trasteo principalement droitier fut des plus honorables avec quelques détails dignes d’intérêt. Le Jalabert fit lui aussi une paire d’extraños qui conduisirent l’espagnol à jouer la prudence lors de la suerte suprême : pinchazo, tiers de lame, demi-ration tendida, descabello. Salut au tiers.

Le quatrième fut accueilli par bonnes véroniques avant de s’échapper pour aller taper alternativement cinq fois dans le matelas des deux piqueros de service, sortant seul à chaque reprise. Ce manso tardo et vite avisé décontenança Fernandez qui prit très vite la solution d’abréger. Mise à mort longuette par tiers de lame latérale, tiers de lame en place, pinchazo en prenant les boulevards périphériques, le tout suivi de sept coups de verdugo. Sifflets pour les deux opposants.

Face au sixième, point de rachat. Rien au capote, une longue pique carioquée suivie d’un picotazo et même abandon au bout de deux séries droitière dessinées sans autorité ni conviction. Entière bien caida, limite bajonazo. Sifflets.

Tomasito reçut le troisième par une larga cambiada afarolada de rodillas suivie d’une série de correctes véroniques. Le bicho cogna deux fois brièvement dans le matelas, puis fit une spectaculaire vuelta de campana. Entamée sur la corne droite, la faena connut d’estimables séquences sur ce même piton avant que l’animal ne s’avise et complique la tâche de l’arlésien. La corne gauche s’évérant peu fréquentable, Tomasito arracha une paire de série de derechazos, superflue la seconde car périlleuse et sans impact sur le résultat final. Mete y saca, trois-quart contraire et tendida. Deux avis et salut au tiers.

Face au quinto, Thomas sécha au capote avant d’envoyer le Jalabert au cheval pour une bonne première pique suivie d’une seconde pour la forme. Débutée par statuaires, la faena ne put décoller par manque de transmission d’un bicho qui ne répétait pas. Le garçon dut arracher des muletazos à un toro qui peu à peu s’avisa et se serra sur lui. En panne d’arguments, le jeune torero abrégea le débat d’une demi-lame tendida complétée d’un descabello. Salut au tiers.

Paco

Vergèze. 1er avril. Toros d’Hubert Yonnet.

Un lot de toros cinqueño (sauf le 2) d’Hubert (1, 2, 3) et Françoise Yonnet (4, 5, 6) de belle présentation, plus charpentés les trois derniers, tous avec des pattes et correctement armés. Le sixième prit trois vraies piques, les cinq autres deux, voire une troisième peu appuyée. Lire la suite →

Vergèze. 1er avril (matin). NSP.

Quatre erales de Roland Durand et un de La Sardane.

Antonio Arrebola (de l’école taurine de Catalunya) a encore beaucoup de chemin à faire pour parvenir au but souhaité (s’il y arrive). Face au quasi-invalide premier (lésion en descendant du camion, m’a-t-on dit), le garçon n’a compris qu’en fin de trasteo qu’il fallait toréer à mi-hauteur, sans brusquerie, et remater par le haut, d’où les nombreuses chutes d’un bichito qui semblait avoir des qualités. Demi-lame caidita après pinchazo. Silence.

Face au faible troisième, le catalan de Sabadell se montra brouillon au capote et maladroit avec la muleta, répétant les mêmes erreurs qu’à son premier. Son toreo codillero et son inexpérience donnèrent tous les avantages au Durand qui ne se priva pas d’aller chercher le garçon derrière le leurre. Entière tendida après lame atravesada. Silence.

Victor Tallon (de l’école taurine de Madrid) s’était fait remarquer en 2011 lors de la compétition «El Camino hacia el Toreo), finissant 6ème sur 41 novilleros. Son bon classement n’est pas le fruit du hasard. On a vu hier matin un garçon appliqué, bon technicien et capable de dessiner de jolies choses sur le sable. Face au bon second de la matinale, il signa une belle réception au capote par véroniques et demie, se montra facile avec les banderilles, puis composa une bonne faena sur les deux bords, embarquant bien dans l’étoffe un eral qui se serrait sur lui et coupait le terrain. A noter quelques limpides naturelles. Entière delantera contraire. Oreille.

Le quatrième était aussi un bon novillo, moins compliqué que le second mais exigeant une certaine technique. Initiée à gauche, la faena fut variée et élégante, souvent bien templée. Final par redondos et circulaires inversées sans excès. Tallon en termina d’une entière contraire légèrement atravesada et récolta le second pavillon de la matinée.

Santiago Sanchez Mejia (de l’école taurine de Nîmes), vainqueur du Bolsin de la veille, hérita du novillo de la Sardane (Tino Lopez et Patrick Aurillon) d’origine Santa Coloma par Pablo Mayoral. Le bicho laissa entrevoir quelques qualités que son extrême faiblesse masqua en grande partie. Santiago toréa intelligemment à mi-hauteur mais ne réussit pas à empêcher les nombreuses chutes. Une voltereta sur faute d’inattention et quelques bons détails avant un mete y saca et une entière delantera. Palmitas.

Paco

Béziers. 25 mars. Gala taurin.

Au menu six toros de Patrick Laugier, inégaux de présentation et de comportement, le premier frôlant l’invalidité, assez faibles dans l’ensemble, à une ou deux exceptions près.

Marc Serrano ouvrit la tarde avec un premier face auquel il se changea en infirmier pour maintenir l’animal sur pieds. Larga cambiada afarolada de rodillas, correctes véroniques en gagnant le centre et rebolera pour commencer, puis un vaccin pour la forme avant d’attaquer un semblant de faena qui ressembla à un chemin de croix (on approche de Pâques) tant les génuflexions furent nombreuses. Difficile de reprocher quoi que ce soit au torero avec un tel matériel, sauf de s’octroyer une vuelta finale qui n’avait pas lieu d’être, surtout après une lame atravesada qui précéda un trasteo qu’il est superflu de détailler.

Mehdi Savalli a été le seul à égayer un peu cette morose tarde, bien que le final de sa prestation fût des plus indigestes. Après un accueil par véroniques, chicuelinas et demie, l’arlésien mena le bicho au cheval pour une pique désordonnée au cours de laquelle le Laugier contourna la pièce montée pour finalement l’envoyer au sol. Second tiers bien mené par Mehdi avec un  cuarteo, un sesgo por fuera et un violin. Initiée par passe cambiada au centre, la faena connut quelques correctes séquences mais se détermina par un nombre incalculable de circulaires inversées qui me firent décrocher de son travail et regarder ailleurs. Les lecteurs réguliers savent ce que je pense de l’abus de cette suerte. Entière en place et deux oreilles (de festival).

Esau Fernandez eut du mal à garder le troisième dans le capote pour lui servir quelques véroniques avant qu’il ne prenne une pique en cognant dans le matelas. Débutée sur la corne gauche, la faena tourna court du fait du manque de forces du bicho qui finit par s’arrêter et se défendre sur place. Quelques suertes isolées laissèrent devenir le potentiel du garçon qui termina dans les cornes pour arracher quelques muletazos supplémentaires. Salut après entière caida.

Thomas Cerqueira dut se colleter avec un toro violent qui envoya d’entrée les pattes dans le capote puis qui poussa dans la première pique carioquée avant de reprendre une ration homéopathique pour la forme. Face au seul toro vraiment solide de l’envoi, le biterrois commença par doubler par le bas, puis utilisa une tauromachie de combat pour soumettre le bicho, sans y parvenir. Après un ensemble de demi-passes ne pouvait être baptisé faena, le garçon en termina difficilement d’une trois-quart desprendida suivi d’une autre trois-quart plus correcte, les deux lames entrecoupées de trois descabellos et de deux pinchazos. Palmitas de sympathie. 

Cayetano Ortiz ne put (ou ne sut) rien faire au capote face au quinto, un toro abanto qui cogna dans le matelas sans s’y employer. Guère mieux muleta en main où j’ai trouvé le garçon fragile, toréant sur le voyage sans obliger un bicho non exempt de qualités mais qu’il fallait contraindre, ce qu’il ne fit jamais. Quelques enjolivures pendant la faena (passe de las flores, passe du mépris) et un final par bernardinas serrées qui fut le seul point fort du trasteo du garçon. Entière delantera et un toro qui résiste bravement à la mort, pliant souvent les pattes et se relevant pour repousser l’inéluctable. L’oreille accordée fut on ne peut plus généreuse. 

Fabio Castañeda reçut bien l’ultime de la course par véroniques, puis le banderilla en deux cuarteos et un violin faciles. Commencée assis sur l’estribo, la faena dut être composée sur la corne droite, la gauche s’avérant trop accrocheuse. Les derechazos servis à ce bicho mansote furent souvent enganchés, l’animal se défendant et se feinant dans l’étoffe. Final par toreo encimista puis passes hautes aidées avant trois-quart caida hémorragique portée au troisième assaut. Oreille (de festival).

Paco

Les Saintes Maries de la Mer. 24 mars. Festival.

C’est avec un beau soleil printanier qu’a débuté cette journée placée sous le signe du toro avec tout d’abord un accoso y derribo sur la plage est, un spectacle typiquement campero qui s’est traditionnellement invité depuis quelques années aux Saintes Maries de la Mer, terre de chevaux et de toros. Avec un petit bémol dans le déroulement qui a fait que le bétail s’est échappé vers la mer ou n’a pu être encadré correctement pour permettre le bon déroulement des actions, un détail que les organisateurs auront à coeur de corriger la prochaine fois. Lire la suite →

Samadet. 18 mars. Novillos de Pedres.

Pour sa traditionnelle novillada de début de temporada, la peña Al Violin avait choisi des novillos de Hermanos Martinez Pedres de Ciudad Rodrigo. L’ancien matador a tenu à soigner la présentation de ses Aldeanueva pour leur première apparition dans l’Hexagone. Toutefois l’ensemble du lot montra un fond de faiblesse et un manque de bravoure évident, chaque cornu ayant reçu une monopique le plus souvent sans brio. Face à cet encierro, le trio de piétons était constitué des deux français Thomas Cerqueira et Juan Leal et de l’Espagnol Angel Puerta, quatrième de l’escalafon lors de la dernière temporada. Lire la suite →

Agorila.

La société AGORILA est un des plus anciens labels musicaux qui existe en France. Fondée en 1949 par Pierre Meyzenc, la maison de disque est depuis toujours le label basque par excellence. Aujourd’hui, plus de 650 CD sont édités par Agorila. Leader des musiques de fêtes, la société est indéniablement estampillée Sud-Ouest. Le label s’est aussi forgé une solide réputation dans les pasodobles et musiques taurines et il réalise chaque année la vidéo des fêtes de Bayonne.

http://www.agorila.com

Avec « Sol y Sombra », plongez au coeur de la musique taurine avec la banda de l’association Musique-Culture originaire de Madrid. Retrouvez le meilleur des pasodobles, avec à la baguette, le très grand Maximiliano Santos Ferrer.

Avec « Paseo y Maestros », revivez les plus grandes musiques taurines jouées par l’orchestre des arenes de Nimes, Chicuelo. 20 titres qui vous transporterons au coeur même du spectacle taurin, avec ces toros, ces toreros, ces faenas et tercios. Un incontournable de la culture taurine et des corridas.

Musique Al Violin. Cinq ans d’existence et voici déjà le 2ème album de la peña. Un Cd aux accents de corrida qui retrace l’ambiance et la bonne humeur au sein de la formation. Bref, un album de musique taurine indispensable pour tous les aficionados et les amateurs de tauromachie.

Sous la direction de Danièle Dupouy-Sisteron, cet album vous enchantera et vous serez parcouru de frissons comme si vous étiez aux arènes. A écouter avec Agorila.

Zaza Cazaux.

Depuis quinze ans, Zaza, artiste sculpteur au féminin exerce son activité avec passion sur Seignosse dans les Landes ( France) où elle puise son inspiration dans le monde du toro, du rugby  et de la mer.

Elle a participé à de nombreuses expositions tantôt à Bayonne comme à Dax. Elle reçut le premier prix de sculpture en 2003 sur Mont de Marsan.

« Mon travail est basé sur l‘abstraction globale du détail, tout en gardant un maximum de volume. J’utilise le béton cellulaire, la serpentine du Zimbabwe et le bronze ».

Après avoir mis à l’honneur le Festayre avec l’affiche des Fêtes de Dax 2010, Zaza a consacré l’année 2011 aux toros.  Dans les moments de doute, elle se rappelle le proverbe de Lao-Tseu :

« Si ton labeur est dur, et tes résultats médiocres, souvient toi que le grand chêne a été aussi, un jour un gland ».

Site de l’artiste : www.zaza-sculpture.com

Capton.

« Opiniâtre et non-conformiste, CAPTON creuse obstinément son sillon. CAPTON est un artiste engagé, un peintre qui porte hauts son exigence, son expérience et son statut. Artiste de la Nouvelle Renaissance, CAPTON revendique l’héritage des anciens maîtres et leur idéal de beauté. Car c’est bien de beauté dont il est question, de l’émotion et de l’élévation de l’esprit qu’elle génère.

Sa recherche picturale fait souvent référence à l’univers de la ruralité. Il y puise l’inspiration. La contemplation de sujets simples alimente sa réflexion sur le monde d’aujourd’hui. Depuis quelques années déjà, vaches et taureaux accompagnent ses questionnements quant à la compétence et la légitimité de l’Homme dans le gouvernement du monde.

Les bovins nous ont assistés dans notre évolution du chasseur- cueilleur à l’éleveur nomade, puis lors de la sédentarisation du cultivateur, bâtisseur de cités et d’états. La contribution de ces animaux à nos civilisations a été considérable : alimentation et force de travail ; tellement essentielle que nos ancêtres les ont intégrés à leurs croyances, élevant ces modestes ruminants au rang des divinités majeures, entités souvent bien- veillantes, mais aux pouvoirs destructeurs si considérables qu’elles inspiraient autant d’adoration que de terreur.

La vache fut ainsi identifiée au Féminin, à la déesse-mère, à la fois Terre, nourricière abondante et généreuse quoique capricieuse et sujette à de terribles sautes d’humeur, et Lune, mystérieuse, séduisante et cruelle reine de la nuit. Le taureau, puissant Soleil incarna le Mâle, fécondateur mais, hélas, trop souvent enclin à de trop brûlants excès, ce dieu-roi qui, dans les antiques sociétés matriarcales, devait être sacrifié après une année de règne, celui dont le sang répandu ensemençait la Terre et as- surait la prochaine récolte.

Combien de jardiniers, amendant la terre de leur potager avec du sang séché et de la corne broyée de bovins, ont-ils depuis la nuit des temps, consciemment ou non, perpétué ce rite païen ?

Tout au long des siècles, sous leurs divers avatars, ces deux principes ont régné sur nos peines et nos joies, face à la vie, face à la mort, sur notre espoir d’immortalité. Aujourd’hui même, alors que ces antiques divinités transparaissent encore derrière les grandes figures du monothéisme, alors que la question religieuse reprend une importance telle, qu’elle occulte la spiritualité, CAPTON évoque dans sa peinture les origines bovines de nombreux mythes fondateurs, et rend hommage, après tant d’autres artistes, à la modeste et somptueuse beauté de ces animaux irremplaçables. »

Éric BESNARD Commissaire d’expositions

CAPTON artiste peintre

3, place saint-Charles 45100 ORLÉANS

tél: 02 38 66 94 36 / 06 82 53 59 00capton@orange.fr

http://www.capton-peinture.blogspot.com

Marie-Noëlle Mazière.

La Tauromachie.
« Quand meurt un torero, naît un ange « 
 » Murio un torero, nacio un angel « 

Autant de perceptions, d’impressions, d’émotions, de beauté, durant la corrida que tentent de restituer Marie-Noëlle Mazière au travers de son prisme et de sa technique.

Les œuvres donnent à voir sous sa plume ou son pinceau, sur papier comme sur toile toute sa passion pour l’animal taureau, son admiration pour les passes du grand torero français Sébastien Castella, et les « faenas » des Maestros espagnols José Tomas, El Juli et Enrique Ponce.

Marie-Noëlle Mazière revendique son « aficion » pour l’Art tauromachique où elle y puise force, inspiration et sa joie d’exister, désormais, sans craindre la mort.

Marie Noëlle Mazière

27 boulevard de l’Océan – 17450 Fouras-les-bains

Tél. 00-33 (0)5 46 84 60 14 – Portable. 00-33 (0)6 79 21 49 57

Site de l’artiste : http://www.marienoellemaziere.com/

DVD Bayonne 2011.

Pour tous les aficionados, revivez les images de la feria bayonnaise 2011, qui vous emmènera du campo au rudeo. Vibrez sur les plus belles faenas de la saison et plongez au coeur de l’élevage taurin. En bonus, retrouvez sur ce double DVD la corrida triomphale du 5 août 2011, considérée comme la corrida de l’année en France !

Avec Jose Thomas, El Juli, Pablo Hermoso de Mendoza, Jose Maria Manzanares, Daniel Luque, David Mora, Miguel Angel Perera, Juan Bautista… Tous les plus grands matadors réunis pour plus de 2h30 d’images inédites ! A retrouvrer avec Agorila.

Prix de vente : 18 €      Agorila : http://www.agorila.com/

La Boutique des Passionnés.

Créé depuis 1989, MusiqueS-Arles est un des derniers artisans disquaires généralistes et indépendants.
Installé à Arles, en plein centre ville, autour son activité de disquaire, le magasin a développé un secteur spécialisé : la « Boutique des Passionnés », un espace unique consacré aux Cultures régionales et méditerranéennes :

  • toutes les tauromachies (espagnole, portugaise, camarguaise, landaise ou de rue…)
  • l’Espagne (flamenco, sévillanes, paso-dobles…)
  • la Provence et l’Occitaniela Méditerranée

présentant vidéos, dvd, cd, librairie spécialisée, objets de décoration, œuvres d’art, carterie…
Réunir un tel fonds est le fruit d’un travail assidu constant pour regrouper l’ensemble de ces documents à la vente – beaucoup sont de minuscules productions – et les faire connaître du public. Outre ce choix fabuleux, l’accueil convivial et chaleureux et la qualité du conseil font que la Boutique rencontre une notoriété nationale et internationale grandissante.
Outil de référence et d’information fondamental, les catalogues de la maison, complétés par des additifs régulièrement envoyés en fonction de l’actualité, ont permis de créer un lien fort et vivement apprécié entre la Boutique et les aficionados (tauromachie et flamenco).
Depuis 1999 l’ensemble du catalogue se consulte sur Internet avec le même souci de précision, proposant une recherche thématique pointue, tout en préservant convivialité et facilité d’accès.
Plus qu’un magasin, La Boutique des Passionnés, accueille régulièrement des expositions, des auteurs pour des dédicaces, des journalistes de la presse spécialisée écrite ou télévisée, des musiciens…
Avec l’association Attention Culture !, MusiqueS-Arles a créé Convivència, qui a lieu en juillet chaque année. “Rendez-vous de la convivialité et de la connivence, où l’on partage à la fois plaisir artistique, nourritures intellectuelles et gourmandises culinaires synthétisant la manière occitane de vivre ensemble.“

La Boutique des Passionnés s’avère être un véritable espace de culture, de rencontre et de curiosité et de respect, à la fois caverne d’Ali Baba et auberge espagnole, le rendez-vous des aficionados avertis, des néophytes curieux, des fous de toros, des fadas de flamenco, des toqués de la sévillane, des dévoreurs de papier, des occitanistes convaincus, des inconditionnels de la découverte, et des autres (!).
Catherine et Jean se font un plaisir de vous y accueillir et vous faire découvrir et partager mille et une richesses.

SARL MUSIQUES – 14 rue Réattu – 13200 ARLES – FRANCE

Tel : 33(0)490.96.59.93  Site :  http://www.passion-toros.com/   Contact : contact@passionnes.com

Editions Alteregal.

Des oeuvres originales ou anciennes, à l’état « neuf » sur le thème de la Tauromachie vous sont proposées.
Pour la plupart, leur édition est épuisée et les quantités disponibles sont limitées.

Les prix sont exprimés port inclus pour des envois en France métroplitaine.
Alteregal vous invite à :

– enregistrer votre mail pour être informé sur nos prochaines actualités,
– nous adresser vos productions pour recevoir sans engagement, un conseil, un avis,
– nous interroger pour obtenir nos meilleures conditions pour une commande multiple.

www.alteregal.com

Toreros. La vertu du samouraï.

Photographies et légendes Jean-Louis Aubert. Texte Jacques Durand.

Un regard sur les toreros à travers une sélection de photographies qui retracent les différentes phases du spectacle.

Quatrième de couverture

« … à ce moment-là, dans ce lieu-là, à quelques minutes du début de la course, aucun torero ne signerait un contrat pour une autre corrida ».

Le torero, la tête haute dans ses habits de lumière, triomphant du toro noir de 560 kilos, soulevant la liesse des aficionados, n’en est pas moins « homme parmi les hommes », comme le samouraï japonais, avec ses moments d’incertitude et de doute.

Le photographe Jean-Louis Aubert suit depuis plus de vingt ans de 10 à 50 corridas par an dans le callejón, dans l’intimité des protagonistes. Il nous invite à le suivre à travers une série d’instantanés saisissants, dans lesquels on lit les expressions des toreros dans les différentes phases de la corrida.

 

Une galerie de portraits introduite par un texte de Jacques Durand, chroniqueur taurin, auteur de nombreuses publications sur la tauromachie.

Cinquante raisons de défendre la corrida.

Francis Wolff. Editions « Suerte ». 5 €

 Après son remarquable ouvrage « Philosophie de la corrida », Francis Wolff nous livre un argumentaire en 50 points. Clair, concis et argumenté, le plaidoyer ne convaincra pas les antis, lèvera peut-être les doutes des indécis et confortera les aficionados.

Il n’a a qu’un seul argument contre la corrida, et ce n’est pas vraiment un argument. Cela s’appelle la sensibilité. L’aficionado doit l’admettre : beaucoup de gens sont profondément émus par l’idée de la corrida. Mais les adversaires de la corrida doivent savoir que les aficionados sont aussi sensibles qu’eux à la souffrance. S’ils vont aux arènes, ce n’est pas par jouissance perverse, c’est par admiration pour le combat du taureau et la vaillance de l’homme.

La sensibilité n’est pas un argument, et c’est la plus forte raison qu’on peut opposer à la corrida. Mais la sensibilité des uns ne peut pas suffire à condamner celle des autres.

On trouvera dans ce petit livre trois sortes d’arguments pour défendre la corrida : ceux qui répondent aux accusations les plus graves qu’on lui oppose ; ceux qui expliquent les valeurs (écologiques, culturelles éthiques, esthétiques) dont elle est porteuse ; ceux qui dénoncent les dangers des campagnes « animalistes » qui s’en prennent à elle.

Ces raisons devraient convaincre les esprits ouverts que la corrida n’est pas un spectacle cruel et barbare, mais une source inépuisable d’émotions et de joies pour tous ceux qui la comprennent.

Sagrada. Regard sacré sur la corrida.

Bernard Duvert. 38 €

Prêtre, peintre et poète, Bernard Duvert nous propose un autre regard sur la corrida, un regard à la fois religieux, recueilli et lucide qui ostensiblement nous ramène au centre du mystère : la vie, entre naissance et mort.

« SAGRADA » est un livre d’art consacré à l’expression du Sacré dans le monde de la corrida.

Le lien étroit qui se tisse entre l’étonnante rencontre du prêtre et du torero donne à l’éclat de ces pages la noblesse d’âme dont les acteurs se revêtent au coeur des arènes comme à celui du sanctuaire.

La liturgie d’un rituel où le vestimentaire se pare du vêtement de lumière, s’accorde à l’idée d’un sacrifice et en final d’une victoire sur la mort.

Construit comme une messe traditionnelle, le déroulement des textes et des images (nombreuses et soigneusement sélectionnées) se transpose facilement dans leur langage propre sur l’arrière décor des Basiliques circulaires et des toreros en prière.

Inoubliable. Bayonne. Temporada 2011.

Textes de Antonio Arévalo et Olivier Baratchart

Photographies de Bruno Lasnier Format 21,5 cm par 26 cm

Photographies en couleur. 80 pages. Prix : 15 €

Comment pourrions-nous oublier la corrida de Joselito ?

Le triomphe épique de El Juli ? L’esthétique de Daniel Luque ? La maîtrise absolue de Miguel Ángel Perera ? La réapparition de José Tomás et les passes ensorcelantes de Manzanarès, parmi tant d’autres temps forts ?

Bayonne 2011 aura été un grand cru et ce livre, véritable album souvenir, vous fait revivre cette saison magnifique.

Antonio Arévalo est journaliste et correspondant en France de l’hebdomadaire « 6Toros6 ». Auteur du roman « Quai de Queyries », de « Sébastien Castella : Le Héros Français », de « La veillée d’armes » et du roman « Un coin de paradis». Il est directeur des éditions Culture Suds.

Bruno Lasnier est photographe, il a publié : « Autour de l’Arène », « Cartel », « Tauromachies regards croisés », « Un voyage fantôme- Un bac sur l’estuaire de la Gironde », « Industrie du Bois- l’épreuve du regard », « Terres Atlantiques », « Dans l’arène de Vic », « En un silence douloureux », « Fernando Cruz » et « La veillée d’armes ».

Olivier Baratchart est directeur des arènes de Bayonne.

Editions CULTURE SUDS 26, rue Jean Jacques Rabaud 33000 Bordeaux.

culture.suds@aliceadsl.fr   Tel : 05 56 44 23 36