AccueilActualitésActualités 2017Olivenza. 5 mars (tarde). Manzanarés et Roca Rey signent un nouveau triomphe.

Arène comble, probablement « no hay billetes » ; temps nuageux et plutôt doux, sans une goutte de pluie, deux heures trente de spectacle.

Six toros de Victoriano del Rio, de 490 à 520 kilos, certains de petites cornes, tous une pique, braves et solides, le dernier renverse le cheval sur une faute de brega. Souvent compliqués à la muleta, le troisième le meilleur et le plus noble.

  • José Antonio Morante de la Puebla (orange foncé et or), au premier, une entière, un pinchazo, trois quarts de lame, avis, silence ; au quatrième, une entière, deux pinchazos, salut ponctué de rares sifflets.
  • José Maria Manzanares (bordeaux et or), au deuxième, une entière caidita, avis, une oreille ; au cinquième, une entière a recibir, une oreille.
  • Andrés Roca Rey (bleu ciel et or), au troisième, une entière, deux oreilles ; au dernier, une entière, silence.

Manzanarés et Roca Rey Partagent la sortie en triomphe.

Il manquait le soleil, et sous les nuages, difficile que ce soit le jour de Morante de la Puebla… deux Victoriano guère faciles, un peu de froideur atmosphérique, un manque d’inspiration et le succès a basculé dans les paniers de Manzanarés et Roca Rey, que l’on retrouve en triomphe au moment de se séparer.

Morante de la Puebla aura enflammé l’arène, à diverses reprises, par des moments isolés, quelques muletazos qui surgissent lors de son premier combat. Eclosent de temps à autres de petites trincheras ruisselantes d’art, puis vient un pecho de grande valeur, des moments délicieux qui ne cessent de se succéder mais ne parviennent pas à faire une tout. Le second adversaire ne laisse pas agir le torero comme il le souhaiterait. Après quelques véroniques séduisantes, il se lance dans une faena où entre une charge désordonnée et le peu de combativité du toro, on assiste à une foule de passes d’où rien ne surnage. Il se retirera en s’excusant de ne pas avoir rencontré le toro des grands triomphes.

José Maria Manzanarés n’a pas laissé passer une telle opportunité de s’imposer sur l’artiste andalou. Dès la cape, avec sobriété et efficacité, il s’impose, soulignant l’entrée en matière par une série de quites conclue par une demie d’enfer. Pour le reste, la faena restera facile, avec chaque fois de l’excellence sur les deux mains. Il faut tout de même lui reprocher un manque d’enchaînement et de rythme entre ces moments épars. Il revient pour exécuter un même modèle avec une belle réussite dans ses capotazos. Mais ce seront les seuls instants intéressants. La suite à la muleta demeurera fade. Il est vrai que le toro, fuyard et de petite charge, n’aide pas la situation. Finalement il termine sur un immense coup d’épée à recibir qui lui vaudra l’oreille, qui n’avait jusqu’à cet instant aucune raison d’être.

Andrès Roca Rey a bonifié l’excellent Victoriano qui sortait en troisième position. Il s’est amusé et régalé à la cape, ralentissant l’animal dans cinq incroyables véroniques. Ces grand moments, il les poursuit muleta en mains, notamment sur la gauche, et lorsqu’il revient à droite, c’est pour nous surprendre d’une passe changée dans le dos. Quelques pechos libérateurs soulignent cette volonté de gagner et de s’imposer… C’est un peu la même chose lors de sa deuxième sortie après l’émotion d’un cheval renversé en raison d’un toro échappant à la cuadrilla. Mais le Victoriano n’a pas la classe du précédent et Roca Rey malgré toute sa bonne volonté ne se hissera pas au plus haut.

Mais le Péruvient avait montré toute sa classe auparavant, prouvant qu’il avait parfaitement récupéré de son accident.

Il sera bien difficile de désigner un triomphateur à cette feria de printemps d’Olivenza.

Reseña et photos : Jean-Michel Dussol.

Diaporama : Ferdinand de Marchi.

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