AccueilHistoireLa saga des Bienvenida (5)

BIOGRAPHIE D’ANTONIO BIENVENIDA (1)

Antonio Mejias y Jiménez dit Antonio Bienvenida, Bienvenida VII.

 » El príncipe de la perfección y el rey del anti afeitado » (Le prince de la perfection et le roi de l’anti afeitado.

Antonio Mejias Jiménez naquit le 25 juin 1922 à Caracas (Venezuela), lors de l’un des déplacements de ses parents dans ce pays. Quatrième fils de Manuel Mejias Rapela et de Doña Carmen Jiménez Alvarez, il fut le septième à porter l’apodo de Bienvenida.

Le difficille apprentissage.

 Antonio commença très jeune son apprentissage, avec l’aide de son oncle José, de son père mais aussi de ses frères Manolo et Pepe. Très doué, il acquit très vite tous les rudiments de la tauromachie, si bien que courant 1930, à huit ans, il se mit devant une becerra. A 12 ans, il en savait autant que ses aînés.

Débuts publics à San Lorenzo d’El Escorial en traje corto, puis premier costume de lumières le 3 juillet 1937 à Cordoue devant des utreros d’Alfonso Olivares. Huit jours après, c’est à Séville qu’il s’aligna au paseo aux côtés de Manolo et Pepe Bienvenida pour estoquer deux erales de Juan Belmonte.

Un peu moins d’un an après, le 26 juin 1938, c’est à Cadix qu’on le retrouve pour la première fois en piquée, mano a mano avec Pepe Luis Vázquez, encore devant du bétail de Juan Belmonte. Cette année 38 fut une année de deuil pour la famille qui perdit Manuel d’un cancer aux poumons. Antonio perdait non seulement un frère, mais aussi un précieux conseiller technique.

L’année suivante, il est à Valencia le 23 avril avec Alcalareño et Manuel Martin Vasquez devant des novillos de Juan Gallardo, puis le 3 août, il se présente à Madrid aux côtés de Joselito de la Cal et Rafael Ortega à Madrid et y affronte des pupilles de Terrones.

Le 11 février 40, il est au paseo à Barcelone, Las Arenas, avec Gil Tovar et Paquito Casado. Pour ses débuts dans la plazza catalane, il coupe l’oreille de son premier novillo du Marquis de Villamarta. Cette année-là, il enregistre de notables succès à Séville. On dit que le 15 juin sur le sable de La Maestranza, il exécuta pour la première fois une passe cambiada muleta pliée. Il toréait ce jour-là des novillos d’Arranz en mano a mano avec Paquito Casado, lequel blessé au premier de la tarde laissa Antonio seul contre six. Bienvenida coupa l’oreille du quatrième. Le 3 août suivant, premier baptême du sang à Huelva où un novillo le blessa à la main gauche.

En 41, Antonio inaugura la temporada à la Monumental de Barcelone. Ce 9 février, devant des Villamarta, il défila aux côtés de Pedro Barrera et Miguel del Pino. Le 29 avril suivant à Jerez de la Frontera, un novillo de Belmonte le blesse à la joue gauche alors qu’il exécute une passe afarolada de rodillas, puis le 22 juin à Granada, c’est un bicho de Santa Coloma qui lui inflige une grave cornada dans la fesse gauche.

Une alternative très osée.

Avec toute sa grande famille, mais surtout son frère aîné Pepe, Antonio avait programmé à l’avance son alternative dans la capitale pour le 5 avril 1942, souhaitant y affronter des Miura, refusant toute autre ganaderia. Or, tout le monde sait que Miura traîne derrière lui depuis bien longtemps désormais une légende noire (voir le livre-référence « Miura » de Jean-Pierre Darracq « El Tio Pepe », 1979 aux éditions Cairn, ouvrage faisant référence). Au reconocimiento, deux Miuras sont écartés par les vétérinaires et remplacés par deux Sanchez de Terrones. Antonio et Pepe, qui devaient affronter ces toros en mano a mano, refusent ces changements. Ce sera six Miuras ou rien. L’affaire se terminera par une garde à vue dans une prison madrilène. Après diverses tergiversations, il sera finalement décidé de garder cinq des six animaux prévus à l’origine, le sixième bicho de Miura étant remplacé pour défaillance physique par toro du Duc de Tovar. Ainsi le toro de la cérémonie ne sera plus Cabileño comme prévu au départ, mais Rosquero, et le doctorat d’Antonio sera reporté au 9 avril 1942, soit quatre jours après la première date convenue. Une alternative sans éclat pour Antonio vêtu de corinthe et or. La montagne avait accouché d’une souris.

Trois mois après, Antonio revint à Madrid et y coupa deux oreilles. Il venait de conquérir définitivement les madrilènes, et ce 2 juillet 1942 resta pour lui marqué d’une pierre blanche. Le 26 juillet suivant, Antonio se présentait de matador à Barcelone avec à ses côtés son frère Pepe, Nicanor Villalta, Manolete, Chicuelo et Pepe Luis Vázquez devant douze toros de Trespalacios.

Six toreros très influents pour douze animaux d’un élevage de grande valeur, à l’époque, la course s’annonçait sous de très bons auspices, jusqu’au dernier animal qui, par ordre d’ancienneté, revenait à Antonio. Pris par le toro lors d’une passe de muleta, il reçut une grave cornada dans le ventre qui compromit sa saison et affecta un peu sa carrière. Le 12 octobre de la même année, il effectue sa présentation à Lisbonne.

Hiver 44, il gagne le Mexique. Ainsi le 24 décembre, il est à Mexico pour y confirmer son alternative des mains de Silverio Pérez, face au toro « Currito » de Torrecillas (Zacatecas). Ce fut sa seule saison de torero outre-Atlantique.

Par contre, il y effectuera plusieurs voyages, et ceci dès 1947, commençant par le Pérou et l’Equateur, puis à nouveau le Pérou en 1949 – 1954 – 1959 et 1966, le Venezuela en 1949 -1956 -1963 -1966 – 1971 et 1972, la Colombie en 1956 -1964 et 1966.

Le 15 mai 1947, en début des fêtes de la San Isidro à Madrid, Antonio voit son sang couler. Le 21 septembre de la même temporada, il est au cartel de la corrida donnée à Las Ventas au bénéfice de la caisse de secours des toreros (Montepio). Initialement prévu avec Manolete, le spectacle sera finalement un « un contre six », le torero cordouan étant décédé le 28 août précédent. Antonio triompha en coupant quatre oreilles.

Le 16 mai 1948, Bienvenida fait sa première présentation en France. C’est Nîmes qui l’accueille, avec à ses côtés Pepín Martín Vázquez et Parrita, devant les toros portugais de Claudio Moura.

Cette temporada 1948 sera sa meilleure saison avec 53 courses. Par la suite, il dépassera rarement les 30 corridas. 1948, c’est aussi, comme un bonheur ne vient jamais seul, l’année de ses noces (courant novembre).

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